ment se limiter par leurs institutions, comme ils le sont p 5t i,mers.
Les Français occupent le premier rang parmi les nations conti-nentales de l’Europe. Les voisins les plus puissans de la France ses alliés les plus conslans, les nouvelles républiques d’Italie dontl’indépendance est le prix du sang et du courage de nos peresd’armes, sont catholiques. Chez les peuples modernes, la confor-mité des idées religieuses est devenue, entre les gouvernemens etles individus, un grand moyen de communication, de rapproche-nient et d’influence. Or, il importait à la nation Française de neperdre aucun de ces avantages, de fortifier et même d'étendre sesliens d’amitié, de bon voisinage, et toutes ses relations politiques ;pourquoi donc aurait-elle renoncé à un culte qui lui est communavec tant d’autres peuples?
Voudrait-on nous alarmer par la crainte des enterprises de lacour de Rome ?
Mais le Pape, comme souverain, ne peut plus être redoutableà laucune puissance; il aura même toujours besoin de l'appui de laFrance ; et cette circonstance ne peut-qu’accroître l’influence dugovernement Français dans les affaires générales de l’église, pres-que toujours mèleés à celles de la politique. i
Comme chef d’une société religieuse, le Pape n’a qu’une auto-rité limitée par des maximes connues qui ont plus particulièrementété gardées parmi nqus, mais qui appartiennent au droit universeldes nations.
Le Pape avait autrefois, dans les ordres religieux, une milicequi lui prêtait obéissance, qui avait écrasé les vrais pasteurs, et quiétait toujours disposée à propager les doctrines ultramontaines.Nos lois ont licencié cette milice, et elles l’ont pu ; car on n’a ja-mais contesté à la puissance publique le droit d’écarter ou de dis-soudre des institutions arbitraires qui ne tiennent point à l’essencede la religion, et qui sont jugées suspectes ou incommodes à l’état.
Conformément à la discipline fondamentale, nous n’aurons plusqu’nn clergé séculier, c’est-à-dire, des évêques et des prêtres, tou-jours intéressés à défendre nos maximes, comme leur propre liberté,puisque leur liberté, c’est-à-dire les droits de l’episcopat et dusacerdoce, ne peuvent être garanti religieux que par ces maximes.
Le dernier état de la discipline générale est que les évêquesdoivent recevoir l’institution canonique du Pape.
Aucune raison d’état ne pouvait déterminer le gouvernement à nepas admettre ce point de discipline, puisque le Pape, en instituantest rollateur forcé, et qu’il ne peut refuser arbitrairement 1 insti-tution canonique au prêtre qui est en droit de la demander; et lesplus grandes raisons de tranquillité publique, le motif pressant «faire cesser le schisme, invitaient le magistrat politique à continuerl’usage qui u’avait été interrompu que par la constitution civile»"clergé ; constitution qui n’existait plus par les troubles qu’elle avalproduits.