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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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profité des circonstances pour épurer un culte que l'on pj^comme trop surchargé de rits et de dogmes.

Mais quand on admet ou que l’ou conserve mie religion i|faut la régir d’après ses principes. 1

L’ambition que l’on témoigne, et le pouvoir que l’on voudraits’arroger de perfectionner arbitrairement les idées et les institution)religieuses, sont des prétentions contraires à la nature même dechoses.

On peut corriger par les lois les défectuosités des lois. On peut,dans les questions de philosophie, abandonner un système pourembrasser un autre système que l’on croit meilleur : mais on nepourrait entreprendre de perfectionner une religion sans convenirquelle est vicieuse, et conséquemment sans la détruire par lesmoyens mêmes dont on userait pour l’établir.

Nous convenons que le catholicisme a plus de rits que n’en ontd’autres cultes chrétiens : mais cela n’est point un inconvénient;caron a judicieusement remarqué que c’est pour cela même que rles catholiques sont invinciblement attachés à leur religion.

Quant aux dogmes, l’état u’a jamais à s’en mêler, pourvu qu’on ’ne veuille pas en déduire des conséquences éversives de l’état; etla philosophie même n’a aucun droit de se formaliser de la cro- ■yance des hommes sur des matières qui, renfermées dans les rap- |ports impénétrables qui peuvent exister entre Dieu et l’homme, ;sont étrangères à toute philosophie humaine. L’essentiel est que ;ht morale soit pratiquée ; or, en détachant la plûpart des hommes |des dogmes qui fondent leur confiance et leur foi, on ne réussirait iqu’à les éloigner de la morale même.

La prohibition du mariage, faite aux prêtres catholiques, est an-cienne ; elle se lie à des considérations importantes. Des hommesconsacrés à la divinité doivent être honorés, et dans une religionqui exige d’eux une certaine pureté corporelle, il est qu’ils s'abstie-nnent de tout ce qui pourrait les faire soupçonner d’en manquer.Le culte catholique demande un travail soutenu et une attentioncontinuelle ; on a cru devoir épargner à ses ministres les embarrasd’une famille. Enfin le peuple aime dans les réglemens qui tien-nent aux mœurs des ecclésiastiques tout ce qui porte le caractèrede la sévérité ; et on l’a bien vu, dans ces derniers teins, par le peude confiance qu’il a témoigné aux prêtres mariés. On eût doncchoqué toutes les id$es en annonçant sur ce point le vœu de se-ioigner de tout ce qui se pratique chez les autres nations catho-liques.

Personne n’est forcé de se consacrer au sacerdoce. Ceux qms’y destinent, n'ont qu’à mesurer leur force sur l’étendue dessi-erifices qu’on exige d’eux. Ils sont libres ; la loi n’a point a s in-quiéter de leurs engageniens, quand elle les laissent arbitres sou-verains de leur destinée.

Le célibat des prêtres ne pourrait devenir inquiétant pour »politique; il ne pourrait devenir nuisible qu’autant que la classedes ecclésiastiques serait trop nombreuse, et que celle des citoyen»