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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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l'admiration de l’Europe , à la voix consolante de la religion, etau doux nom de la pairie.

Par-là tout ce qui est utile et bon est devenu possible ; et lessacrificcs'que la force n’avait jamais pu arracher, nous ont été gé-néreusement offerts par le patriotisme, par la conscience et par la

liberté. ,

Que .donne l'état en échange de tous ces sacrifices! i! a ceuxqui seront honorés de son choix, le droit de faire du bien auxhommes, en exerçant les augustes fonctions de leur ministère ; et5 j ]e S raisons supérieures qui ont engagé le gouvernement à dimi-nuer le nombre des offices ecclésiastiques, ne lui permettent pasd’employer les talens et les vertus de tous les pasteurs démission-naires, il n’oubliera jamais avec quel dévouement ils ont tous con-tribué au rétablissement de la paix religieuse.

Nous avons dit en commençant que, dès les premières aimées dela révolution, le clergé catholique fût dépouillé des grands biensqu'il possédait. Le temporal (les états étant entièrement étrangerau ministre pontife de Rome , comme à celui des autres pontifes,l’intervention du pape n’était certainement pas requise pour conso-lider et affirmer la propriété des acquéreurs des biens ecclésias-tiques. Les ministres d’une religion qui n'est que l’éducation del’homme pour une autre vie n’ont point à s’immiscer dans les af-iàires de celle-ci. Mais il a été utile que la voix du chef del’église, qui n’a point à promulguer des lois dans la société, pûtretentir doucement dans les consciences, et y appaiser des craintesou des inquiétudes que la loi n’a pas tou jours le pouvoir de calmer.C’est ce qui explique la clause par laquelle le Pape, dans sa con-vention avec le gouvernement, reconnaît les acquéreurs des biensdu clergé comme propriétaires incommutables de ces biens.

Nous ne croyons pas avoir besoin d’entrer dans de plus longsdétails, sur ce qui concerne la religion catholique. Je ne doispourtant pas omettre la disposition par laquelle on déclare quecette religion est celle des trois consuls et de la très-grande majoritéde la nation. Mais je dirai en même-tems qu’en cela on s’est réduità énoncer deux faits qui sont incontestables, sans entendre, par cetteenonciation, attribuer au catholicisme aucun descaracteres politiquesqui seraient inconciliables avec notre nouveau système de législa-tion. Le catholicisme est en France , dans le moment actuel, lareligion des membres du gouvernement, et non celle du gouverne-ment même. 11 est la religion de la majorité du peuple Français,et non celle de l’état. Ce sont là des choses qu’il n’est pas permisde confondre, et qui n’ont jamais été confondues.

Comme la liberté de conscience est le vœu de toutes nos lois, legouvernement, en s’occupant de l'organisation du culte catholique,sest pareillement occupé de celle du culte protestant. Une por-tion du peuple Français professe ce culte, dont l’exercice ’ "c aete autorisé en France jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes ,Al époque de cette révocation, le protestantisme fut proscrit, et

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