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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Il faut nécessairement qu’il y ait une puissance supérieure quiait droit, dans cette espece de territoire, de lever tous les douteset de franchir toutes les difficultés ; cette puissance est celle à quiil est donné de peser tous les intérêts, celle de qui dépend l’ordrepublic et général, et à qui seule il appartient de prendre le nomde puissance dans le sens propre.

C’est un principe certain, que l’intérêt public dont le gouver-nement tient la balance, doit prévaloir dans tout ce qui n’est pasde l’essence de la religion : aussi le magistrat politique peut et doitintervenir dans tout ce qui concerne l’administration extérieuredes choses sacrées.

Il est, par exemple de l’essence de la religion que sa doctrinesoit annoncée : mais il n’est pas de l’essence de la religion quellele soit par tel prédicateur ou par tel autre: et il est nécessaire àla tranquillité publique quelle le soit par des hommes qui aient laconfiance de la patrie. Il est quelquefois nécessaire à la tranquil-lité publique, que les matières de l’instruction et de la prédicationsolennelle soient circonscrites par le magistrat. Nous en avonsplusieurs exemples dans les capitulaires de Charlemagne .

L’église est juge des erreurs contraires à sa morale et à ses dog-mes : mais l’état a intérêt d’examiner la forme des décisions dog-matiques, et d’en suspendre la publication quand quelques rai-sons d’état l’exigent, de commander le silence sur des points dontla discussion pourrait agiter trop violemment les esprits, et «l’em-pêcher même, dans certaines occurrences, que les consciences nesoient arbitrairement alarmés.

La priere est un devoir religieux : mais le choix de l’heureet du lieu que l’on destine à ce devoir est un objet de police.

L'institution des fêles, dans leur rapports avec la piété, appar-tient aux ministres du culte ; mais l’état est intéressé à ce que lescitoyens ne soient pas trop fréquemment distraits des travaux lesplus nécessaires à la société, et que dans l’institution des fêtes, onait pins d'égard au besoins des hommes qu'à la grandeur de l'Etretpi 071 se propose d'honorer.

Les articles organiques sur ees objets, et sur d’autres qu’ilserait inutile d’énumerer, la part que doit y prendre la puis-sance publique.

La matière des mariages demandait une attention particulière:anciennement ils étaient célébrés devant le propre curé descontractait?, qui était à-la-fois ministre du contrat au nom de lé-tal, et ministre du sacrement au nom de l’église. Cette confu-sion dans les pouvoirs différons que l’on confiait à la même per-sonne, en a produite une dans les idées et dans les principes.Quelques théologiens ont cru et croient encore qu’il n'y a de vé-ritables mariages que ceux qui sont faits en face de l’église. Cetteerreur a des conséquences funestes. Il arrive en effet que desépoux, abusés ou peu instruits, négligent d’observer les lois dela république, se marient devant le piètre sans se présenter àl’officier civil, et compromettent ainsi par des unions que les