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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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niques entrent dans quelques détails sur la discipline ecclésiastique jconsidérée en elle-même, et dans ses rapports avec la religion.

La majestueuse simplicité des premiers âges avait été altérée |par une multitude d'institutions arbitraires. Le véritable gou-vernement de l’église était devenu méconnaissable au milieu detoutes ces institutions. Depuis long-tems on s’était proposé dereformer l’église dans le chef et dans les membres. Mais cesreformes salutaires rencontraient sans cesse de nouveaux ob- ■stades ; la voix des prélats vertueux et éclairés était étouffée, etle mal continuait sous les apparences et le prétexte du bien.

Les circonstances actuelles sollicitent et favorisent le retour auxantiques maximes de la hiérarchie chrétienne .

Tel est l’ordre fondamental de cette hiérarchie; tous ceux quiprofessent la religion catholique sont sous la conduite des évêques, fqui les gouvernent dans les choses purement spirituelles, avec lesecours des prêtres et des autres clercs.

Les évêques sont tous égaux entre eux, quant à ce qui est l’es-sence du sacerdoce ; il n’y en a qu’un qui soit regardé commeétabli de droit divin au-dessus des autres, pour conserver l’unitéde l’église, et lui donner un chef visible, successeur de celui quele fondateur même du* christianisme plaça le premier entre sesapôtres.

Toutes les autres distinctions sont réputées de droit humain etpolice ecclésiastique ( Fleury, Institut , au droit eccles. Part I.chap. 14.) Aussi ne sont-elles pas uniformes; elles varient selonles tems et les lieux.

Dans les premières années de l’établissement du christianisme,les apôtres et leurs disciples résidèrent d’abord dans les grandesvilles. Ils envoyèrent des évêques et des prêtres pour gouvernerles églises situées dans les villes les moins considérables. Ces églisesregardèrent comme leurs meres, les églises des grandes villes, quel’on appelait déjà métropoles dans le gouvernement politique.

Lorsqu’une religion naît et se forme dans un état, elle suit or-dinairement le plan du gouvernement où elle s’établit : car leshommes qui la reçoivent et ceux qui la font recevoir, n’ont guered’autres idées de police que celles de l’état dans lequel ils vivent.

En conséquence, à l’imitation de ce qui se passait dans le gou-vernement politique, les évêques des grandes villes, tels que ceuxd’Alexandrie, Antioche et autres, obtinrent de grandes distinc- 'tions; et il faut convenir que ces distinctions furent utiles à ladiscipline. On reconnut des églises métropolitaines. Les pasteursqui étaient à la tête de ces églises furent appelés archevêques.

Dans la suite, on donna à quelques-uns d’entre eux, les noms de■patriarche, exarque ou primat. Quelquefois un grand pouvoirétait attaché à ces titres ; quelquefois ces titres étaient donnés sansnouvelle attribution de pouvoir.

Les noms de patriarche, exarque, et autres semblables, furentsur-tout eu usage chez les Grecs. En occident, le titre (Yarch-éveque fut uniformément donné à tous les métropolitains ; et siles diverses révolutions arrivées dans les états qui se formèrent