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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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dts débris de l’empire romain, donnèrent lieu à l’établissement deplusieurs primats, ce titre ne fut qu’honorifique pour tous ceuxqui portèrent, à l’exception du primat archevêque de Lyon, dontla supériorité était reconnue par l’archevêque de Tours, parl'archevêque de Sens, et par celui de Paris , autrefois suffragant deSens (Fleury, xvi. ch. 14).

L’ancienneté des métropoles et leur évidente utilité pour lemaintien de la discipline, doivent en garantir la conservation.Mais le judicieux Abbé Fleury, a remarqué qu’elles avaient ététrop multipliées, et qu’on ne les avaient souvent érigées que pourhonorer certaines villes. Il observe qu’elles étaient plus raresdans les premiers siècles, et que leur trop grand nombre est unabus préjudiciable au bien de l’église (Fleury, Dis. IV. No. 4).

Dans les premiers teins, il y avait un évêque dans chaque ville:dans la suite, plusieurs villes ont été sous la direction du mêmeévêque.

L’étendue plus ou moins grande des diocèses a suivi leschangemens et les circonstances qui influaient plus ou moinssur leur circonscription. On trouve des diocèses immenses enAllemagne et en Pologne. Ils sont plus réduits en Italie . EnFrance , on les réunissait ou on les démembrait, selon que desmotifs d’utilité publique paraissaient l’exiger. Aujourd’hui leschaugeniens survenus dans les circonstances politiques et civilesrendent indispensable une nouvelle circonscription des métropoleset des diocèses dans l’ordre ecclésiastique: car la police extérieure del’église a toujours plus ou moins de rapport avec celle de l’empire.

Pour conserver l’unité, il ne faut qu’un évêque dans chaquediocese.

Les fonctions essentiellement attachées à l’épiscopat sont con-nues : les évêques ont exclusivement l’administration des sacré-mens de Yordre et de la confirmation ; ils ont la direction et lasurveillance de l’instruction chrétienne , des prières, et de tout cequi concerne l’administration des choses spirituelles ; ils doiventprévenir les abus et écarter toutes les superstitions ( Fleury, In -stit. au droit eccles. Part. I. ch. 12).

Dans les articles organiques, on rappelle aux évêques l’obliga-tion qui leur a été imposée, dans tous les tems, de résider dansleur diocese, et celle de visiter annuellement au moins une partiedes églises confiées à leur soin. Cette résidence continue est lavraie garantie de l’accomplissement de tous leurs devoirs.

Les prêtres et les autres clercs doivent reconnaître les évêquespour supérieurs ; car les évêques sont comptables à l’église eta l’état, de la conduite de tous ceux qui administrent les chosesecclésiastiques sous leur surveillance.

La division de chaque diocese en différentes paroisses a été mé-nagée pour la commodité des chrétiens, et pour assurer par-toutla distribution des bienfaits de la religion, dans un ordre capabled écarter tout arbitraire et de ne rien laisser d’incertain dans lapolice de l’église.

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