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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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argumens trop étendus et dans leurs développerhens et dansleurs conséquences.

Un culte public qui occupera et attachera les individus sansles asservir ; qui réunira ceux qui aimeront à le suivre, sanscontraindre ceux qui n’en voudront pas.

Un culte soumis à tous les régleinens que les lieux et les cir-constances pourront exiger.

Rien d’exclusif. Le chrétien protestant aussi libre, aussiprotégé dans l’exercice de sa croyance que chrétien catholique.

Le nom de la République et de ses premiers magistrats, pren-nent dans les temples et dans les prières publiques, la place quilui appartient, et dont le vide entretenait des prétentions et desvaines espérances.

Les ministres de tous les cultes soumis particulièrement àl’influence du gouvernement qui les choisit on les ‘approuve,auquel ils se tient par les promesses les plus solennelles, et quiles tient dans sa dépendance par leurs salaires.

Ils renoncent à cette antique et riche dotation que les sièclesavaient accumulée en leur faveur. Ils reconnaissent qu’elle apu être aliénée, et consolident ainsi jusques dans l’intérieur desconsciences les plus scrupuleuses, la propriété et la sécurité deplusieurs milliers de familles.

Plus de prétexte aux inquiétudes des acquéreurs des domainesnationaux, plus de crainte que la richesse ne distrait ou cor-rompe les ministres du culte ; tout puissans pour le bien qu’ouattend d’eux, ils sont constitués dans l’impuissance du mal.

On n’a point encore oublié les exemples touchans et sublimesque donnèrent souvent les chefs de l’église Gallicane . Fénélonremplissant son palais des victimes de la guerre, sans distinctionite nation et de croyance; Belzuncè prodiguant ses sollicitudeset sa vie au milieu des pestiferes; un autre se précipitant au tra-vers d’un incendie, plaçant, au profit d’un enfant qu’il arracha auxflammes, la somme qu’il avait offerte en vain à des hommes moinscourageux que lui.

Us marcheront sur ces traces honorables, ces pasteurs éprouvésa l’adversité, qui, ayant déjà fait à leur foi le sacrifice de leur for-tune, viennent de faire à lu paix de l’église celui de leur existence.Us y marcheront également ceux qui ont aussi obéi aux invitationsdu souverain pontife dont ils n’entendirent jamais se séparer, etqui, reconnaissant sa voix, lui ont abandonné les sièges qu’ils oc-cupaient pour obéir à la loi de l’Etat. Tous réconciliés et réu-uis, ils n attendent que d’être appelés pour justifier et faire bénirla grande mesure qui va être prise.

L humanité sans doute peut, seule, inspirer de belles actions ;ruais on ne niera pas que la religion n’y ajoute un grand caractère.

a dignité du ministre répand sur ses soins quelque chose de sa-«e et de céleste; elle le fait apparaître comme un ange au mi-

teu des malheureux. L’humanité n’a que des secours bornés et

ropsouvent insuffisans; là où elle ne peut plus rien; la'religionC evient toute-puissante ; elle donne des espérances et des pro-