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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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fnesses qui adoucissent la mort; elle fut toujours chez (ous lespeuples le refuge commun des malheureux contre le désespoir.Ne fut-ce qu’à ce titre, il aurait fallu la rétablir comme un portseconrable après tant de tempêtes.

Et les pasteurs d’un autre ordre, je parle, des ministres protes-tant comme des curés catholiques, qui n’a pas de témoins deleurs services nui és et journaliers ? Qui ne les a pas vus ins-truisant l’enfance, conseillant l'âge viril, consolant la caducité,étouffant les dissections, ramenant les esprits? Qui n’a pas été té-moin des égards et du respect que leur conciliait l’utilité de leurétat : égards que leur rendaient ceux mêmes qui, ne croyant pas àla religion, ne pouvaient s’empêcher de reconnaître dans leursdiscours et leurs actions la bienfaisante influence ? Ces bienfaits«le tous les jours et de tous les momens, ils étaient perdus, et ilsvont être rendus à nos villes et à nos campagnes qui en étaientaltérées.

A côté de ces éloges, on pourrait, j’en conviens, placer de re-proches, et opposer aux avantages dont je parle, des inconvénienset des abus ; car il n’est aucune institution qui n’en soit mêlée;mais où la somme des biens excède celle des maux, où des pré-cautions sages peuvent restreindre celle-ci et augmenter celle-là,on ne saurait balancer.

Les abus reprochés au clergé ont été, depuis dix ans, dévelop-pés sans mesure ; on a fait l’expérience de son anéantissement.Les vingt-oeuf trentièmes des Français réclament contre cette ex-périence ; leurs vœux, leurs affections rappellent le clergé ; ils ledéclarent plus utile que dangereux ; il leur est nécessaire. Cecri, presqu'unanime, réfute toutes des théories.

D’ailleurs, le rétablissement tel qu’il est, satisfaisant pour ceuxqui le réclament, ne gênera en rien la conduite de ceux qui n’euéprouvent pas le besoin. La religion ne contraint personne ; ellene demande plus pour elle que la tolérance dont jouit l’incré-dulité.

Que ceux qui se croient forts et heureux avec Spinosa et Hob-bes , jouissent de leur force et de leur bonheur; niais qu’ils lais-sent à ceux qui le professent, le culte des Paschal, des Fénélon,ou celui deClaude et des Saurins: qu’ils n’exigent pas que le Gou-vernement vive dans l’indifférence des religions, lorsque celte in-différence aliénerait de lui un grand nombre de citoyens, lors-qu’elle effraierait les nations, qui toutes mettent la religion aupremier rang des affaires d’Etat.

C’est principalement sous ce-point de vue, citoyens tribuns,que la commission que vous avez nommée a pensé que la concor-dat mérite votre pleine et entière approbation.

Il me reste à vous entretenir des articles organiques qui accom-pagnent et complètent le concordat.

Je ne fatiguerai pas votre attention par l’examen minutieux dechaque détail : ils sortent tous comme autant de corollaires desprincipes qui ont dû déterminer le concordat, et que j’ai tache devous développer. Je ne vous ferai remarquer que les dispositions