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d’armes dé la place de Paris , sont requis de leur faire prêter
main-forte au besoin. _
Le préfet (Signe) Dubois.
Par le préfet,
Le secrétaire général (Signé) Pus.
(Moniteur, No. 320.—20 Thermidor, An 10.)
l.c Tï/nes, que l’on dit être sous la surveillance ministérielle, serépand en invectives perpétuelles contre la France . Deux de sesquatre mortelles pages, sont tous les jours employées à accréditerde plates calomnies. Tout ce que l’imagination peut se peindrede bas, de vil, de méchant, le misérable l’attribue au gouverne-ment Français . Quels est son but ?....Qui le paye ?....Sur quiveut-on agir?
Un journal Français , rédigé par de misérables, émigrés, le restele plus impur, vil rebut, sans patrie, sans honneur, souillé detous les crimes, qu’il 11 ’est au pouvoir d’aucune amnistie de laver,enchérit encore sur le Times.
Onze évêques présides par l’atroce évêque d’Arras , rebelles àla patrie, et à l’église, se réunissent à Londres . Us imprimentdes libelles contre les évêques du clergé Français ; ils injurient legouvernement et le pape, parce qu'ils ont rétabli la paix de l’évan-gile parmi 40 millions de chrétiens.
L’isle de Jersey est pleine de brigands condamnés à mort parles tribunaux, pour des crimes commis postérieurement à lapaix, pour des assassinats, des vols, des incendies ! ! !
Le traité d’Amiens stipule qu’on livrera respectivement lespersonnes accusées de crimes, de meurtres. Les assassins, qui sontà Jersey, au contraire sont accueillis ! Us partent, inopinémentsur des bateaux pêcheurs, débarquent sur nos côtes, assassinentles plus riches propriétaires, et incendient des meules de blé oudes granges.
Georges porte ouvertement à Londres son cordon rouge,en récompense de la machine infernale qui a détruit un quartierde Paris , et donné la mort à trente femmes, enfaus, ou pai-sibles citadins. Cette protection spéciale n’autorise-t-elle pasà penser que s’il eut réussi, 011 lui eut donné l’ordre de la Jar-retière .
Faisons quelques réflexions sur cette étrange conduite de nosvoisins.
Quand deux grandes nations font la paix, est-ce pour sesusciter réciproquement des troubles, pour gager et solder lescrimes? Est-ce pour donner argent et protection à tous leshommes qui veulent troubler l’état? Et la liberté de la pressedans un pays, s’étend-elle jusqu’à pouvoir dire d’une nation amie,«I nouvellement reconciliée, ce que l’on n’oseroit pas dire d’ungouvernement contre lequel on aurait une guerre à mort ?
Une nation n’est-elle pas responsable à une autre nation de tous