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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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lamée par l’accélération inopinée du service des rentes, dont lamajeure partie se réalise en écus. D’un autre côté, la paix enouvrant un champ plus vaste aux spéculations du commerce adonné au numéraire, pour le moment une direction presqueuniverselle et exclusive vers les ports de mer, où se sont simul-tanément portées toutes les vues, toutes les espérances des coni-merçans. Cette diversion pouvait neutraliser une grande partiedes resources de la banque pour ramener les écus dans la capitale.La régence voyait augmenter les besoins du commerce en raison deses spéculations et que la direction qu’il donnait aux écus la pri-vait des moyens qu’elle aurait pu employer pour venir plus puis-samment à son secours. Rien n’a été négligé pour faire cessercette position. Le conseil a cru devoir se résigner à tous les sa-crifices qui lui ont paru pouvoir concilier les intérêts de ses com-mettans avec les besoins extraordinaires du commerce. Il s'estoccupé des moyens d’augmenter la masse effective des especes parla fabrication. Si la défaveur de la balance du commerce à exigéde sa part quelques sacrifices on peut les considérer connue lesgermes féconds des dédommageniens que la restauration du com-merce lui fera recueillir. Pour arriver à son but avec plus d’a-vantage, le conseil ne s’est point lassé de demander, et a fini parobtenir du gouvernement la remise du droit de seigneuriage surla conversion des matières d’or et d’argent en monnaie de France .Quand la régence n’aurait obtenu que cet encouragement, ellecroirait avoir bien mérité de ses commettans et du commerce.

Le président a ensuite fait connaître, pour chacune des semes-tres de l’an 10, le résultat des opérations de la banque.

Rapport des Censeurs de la Banque, de France, à l’Assemblée

générale des Actionnaires , le 20 Vendémiaire, An 11, par It

Citoyen Journauber.

Citoyens,

Les régens de la banque de France viennent de vous faire l’ex-posé des travaux et des opérations de l’an 10, et de vous rendrecompte des résultats.

Les censeurs, en exécution des statuts, doivent aussi vous don-ner les éclaircissemens relatifs à leurs fonctions.

Nos examens, l’inspection de livres, la vérification des débetset crédits nous ont fait reconnaître que le bénéfice net du der-nier semestre s’élèvera à l,56l,17l fr., 53 cent; pour chaque ac-tion, fait 52 fr. 3 cent. 9 diximes, et permet de porter le dividentà 50 fr.

L’accroissement du capital, en donnant plus d’étendue auxopérations a multiplié les travaux, ce qui a nécessité l’augmenta-tion du nombre des coopérateurs. Néanmoins le directeur-généralet les chefs des différentes divisions, persévérant dans la stricterégie d’être à jour tous les soirs, se sont vus obligés de suppléerl’insuffisance des journées par de longues et fréquentes veilles