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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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rien n’étant plus fatal aux nations que l’exaltation unie à l’im.puissance.

A cette agitation qui régné dans ce qui compose le gouverne-ment Anglais, que l’on compare le calme qui régné en France ; lesnégociations se poursuivent, les traités s’exécutent ; ou ne discutepas nos moyens, on les sent ; on n’accuse pas ceux qu’ont fait lapaix, on en jouit ; on n'appelle pas la guerre par des accusationscontre l’Angleterre, parce que si elle devenait indispensable, on nechargerait pas des alliés de la faire; on ne travaille pas d’avancede la rendre nationale, parce qu’en France toutes les guerres sontnaturellement nationales : enfin, on ne fait pas des discours pourse préparer à ne pas exécuter, le traité de paix, la France ayanttoujours été assez forte pour ne signer que les traités qu’elle vou-lait exécuter, parce qu’elle a fait, pendant la guerre, tout ce queles Anglais , depuis la paix, dise nt qu’ils auraient dû faire.

De tous les discours qui ont suivi celui du roi, ce qu’on peut con-clure de plus positif, c’est que les Anglais ne savent pas s’ils sontcontenu de leur position, de leur commerce et de leur gouverne-ment. Cependant, avant de s’occuper de la situation (ie la Fiance ,leurs orateurs devraient tâcher de s’accorder entr’eux sur la situa-tion de leur pays ; car comment veulent-ils que l’Europe les croiebien instruits des projets futurs du gouvernement Français , s’ilsignorent eux-mêmes ce qu’ils pensent de la conduite passée de leursministres ?

Jamais ministre (M. Piü) n’a employé plus de jeunes gens,plus d’hommes nouveaux ; jamais ministre n’a rendu l’esprit decommerce et d’agiotage plus dominant dans une nation qui a desinstitutions contraires à la démocratie; et dût-il gouverner sonpays pendant cinquante ans, jamais on ne lui entendra rien direqui ressemble à ce passage du discours de M. Fox :

“ On prétend qu’un corps très-considérable desire ardemment“ que la guerre recommence, que ce vœu est celui de tout le com-

nierce dans les principales villes de négoce, et particulièrement“ dans cette capitale. Je le nie; les marchands Anglais ont“ trop de générosité, trop de patriotisme, pour vouloir sacrifier le“ bonheur de leur patrie à de misérables spéculations d’intérêt,“ fondées sur des’marchés avec le gouvernement, ou sur tout“ autre moyen de s’enrichir à la faveur d’une guerre. Si pottr-“ tant la chose ôtait ainsi, je me sentirais disposé à désirer le“ retour de ces folies héroïques qui distinguent l’antiquité. Si“ des hommes doivent périr pour satisfaire les passions du cœur“ humain, j’aime mieux que leur sang coule pour contenter tain-“ bition romanesque d’un Alexandre, que pour remplir les coffres“ d’un corps de marchands, calculateurs froids et insensibles.’

C’est à tort que l’on dit que M. Fox veut rentrer au ministère;cette phrase est la preuve du contraire; on la regardera commeblasphème dans un pays que M. Fitt a soumis à l’esprit du com-merce. La préférence que M. Fox dorme aux folies d’un Alex-andre, peut être justifiée par cette observation de M. de BomiakL“ Toutes les nations commencent et recommencent sous la tente,