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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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lo^emens dans les bâtiniens en dépendais, sont tendues de lesévacuer dans le plus bref delai.

Le premier consul, (Signé) Bonapakte.

Par le premier consul

Le secrétaire d’état, (Signé) H.B. Mahet.

(Moniteur, No. 130.)— Paris , 10 Pluviôse,

Rapport fait au Premier Consul par le Colonel Sebastiani,

Le 2 9 Fructidor, an lO.jemesuis embarqué à Toulon , à bordde la Cornelie; le 8 Vendémiare, je suis arrivé à Tripoli ; j’aiécrit de suite au Baron de Cedestrom, contre amiral Suédois, ainsiqu’au ministre du Pacha, pour leur offrir ma médiation, afin determiner les différends élevés entre la cour de Suede et la Regence .Ma médiation a été agréée ; le ministre et le contre-amiral se sontrendus à la maison commissariale de France , et nous avons entaméla négociation. Les deux parties étaient fort éloignés le Pachademandait une somme très-considérable et une augmentation dansla rétribution annuelle. Il s’appuyait d’un traité fait, il y adeux ans, par un envoyé du Roi de Suede , qui lui assuraituu payement de 245 mille piastres fortes et une annuité de 20mille : il ajoutait que deux ans de guerre l’avaient obligé à desdépenses extraordinaires, et qu’il usait de modération en se con-formant au traité dont il est question .... Mr, de Cedestronin’offrait, au nom de sa cour, que 100 mille piastres pour lerachat des esclaves Suédois, qui étaient au nombre de cent cin-quante, et une annuité de 5 mille piastres. Après beaucoup dedébats, je parvins à leur faire signer un traité, qui fixe le paye-ment de la ranson à 150 mille piastres, et l’annuité à 8 mille.

Le 9 Vendémiaire je fus présenté, avec beaucoup de pompe,au Pacha, qui me reçut de la maniéré la plus distinguée.

L’échange des ratifications du traité de paix eut lieu, et laRépublique Italienne fut solennellement reconnue. Je fis arborerson pavillon sur la maison commissariale de France , et il fut saluépar la frégate et par la place de 21 coups de canon.

Ce ne fut pas saus difficulté que le Pacha consentit à reconnaîtrecette République. Il craignait que toute l’Italie ne fut comprisedans cette nouvelle République, et qu’il ne fut par conséquentobligé de respecter indistinctement tous les bétimens de commercede cette pa tie de l’Europe , ce qui aurait détruit sa marine. Jelui donnai les explications nécessaires et particulièrement celles quiétaient à la portée de sou esprit, et il me répondit ;

“ Butin je vois que je puis être en paix avec la République“ Italienne, sans trop blesser mes intérêts, mais cela fut-il encore“ plus difficile, je le ferai, puisque le Grand Bonaparte le desire J”Le Pacha de Tripoli est un homme brave et entreprenant, amides Français. Les Anglais ont fourni des secours à son frere,qui est dans ce moment à Derne sans moyens et sans crédit. Sonprojet serait de soulever le pays contre le Bey.