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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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pouvoir (ie la France . Tout annonçait le retour de sa prospérité;mais une maladie cruelle la livré à de nouveaux malheurs. Enfinje fléau qui désolait notre armée a cessé ses ravages; les forcesqui nous restent dans la colonie, celles qui y arrivent de tous nosports, nous garantissent quil sera bientôt rendu à la paix et aucommerce.

Des vaisseaux partent pour les îles de France et de la Réunion,et pour lInde .

Notre commerce maritime recherche les traces de ses anciennesliaisons, en forme de nouvelles, et senhardit par des essais.Déjà une heureuse expérience et des encouragemens ont raniméles arméniens pour la pêche qui fut loug-tems le patrimoine desFrançais . Des expéditions commerciales pius importantes sontfaites ou méditées pour les colonies occidentales, pour lîle deFrance pour les Indes.

Marseille reprend sur la Méditerranée son ancien ascendant.Des chambres de commerce ont été rendues aux villes qui enavaient autre fois; il en a été établi dans celles qui, par létenduede leurs opérations et limportance de leurs manufactures, ontparu les mériter.

Dans ces associations formées par dhonorables choix, renaî-tront lesprit et la science du commerce., se développeront sesintérêts toujours inséparables des intérêts de létat. Le négocianty apprendra à mettre avant les richesses, la considération qui leshonore, et avant les jouissances d'un vain luxe, cette sage éco-nomie qui fixe lestime du citoyen et la confiance de létranger.

Des députés choisis dans ces différentes chambres, discuteront,sous les yeux du gouvernement, les intérêts du commerce et desmanufactures, et les lois et réglemens quexigeront les circon-stances.

Dans nos armées de terre et de mer se propagent linstructionet lamour de la discipline : la comptabilité sépure dans les corpsmilitaires; une administration domestique a succédé au régimedilapidateur des entreprises et des fournitures. Le soldat mieuxnourri, mieux vêtu, connaît léconomie ; et les épargnes quil versedans la caisse commune, lattachent à ses drapeaux comme à safamille.

Toutes les sources de nos finances deviennent plus fécondes.La perception des contributions directes est moins rigoureuse pourle contribuable. On comptait en l'an 6 , cinquante millions engarmssaires et en contraintes, et les recouvremens étaient arriérésde trois ou quatre années. Aujourdhui on nen compte pas troismillions, et les contributions sont au courant.

Toutes les régies, toutes les administrations, donnent des pro-duits toujours croissaus. La régie de lenregistrement est dunefécondité qui atteste ie mouvement rapide des capitaux et lamultiplicité des transactions.

Au nnlieu de tant de signes de prospérité, on accuse encore1 excès des contributions directes.