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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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P tal giorno, in cui soddisfo alla onorevole mia commissions,

“ e posso contestarvi, citadino Primo Console, i miei omagi 0“ di particolari miei respettosi sentimenti.”

Le premier consul après s’être informé de la santé du Pétpe,•et avoir exprimé la part qu’il prend à tout ce qui peut lui arriverd’heureux, a témoigné à M. l’ablégat le plaisir qu’il avait que lePape eût choisi pour porter les barrettes, le neveu du cardinalDoria, dont la France avait toujours eu à se louer. 11 Pa chargéde lui témoigner le désir qu’il avait de lui donner dans toutes lescirconstances, des preuves du bien qu’il lui voulait.

Pendant la messe, le premier consul mit les barrettes sur la têtedes cardinaux.

Après la messe, ils ont été présentés au premier consul et lecardinal archevêque de Paris a prononcé le discours suivant :

Citoyen Premier Consul,

Le rétablissement de la religion et des rapports spirituels quiont, de tout tems, uni l’empire très-chrétien à l’Eglise Romaine ,«st un des bienfaits inappréciables que nous devons à vos sent-i-mens religieux ; mais quelque chose semblait manquer encore àcette belle et grande œuvre.

Vous avez pensé qu’une religion dictée par Dieu même, pourle bonheur des hommes et la félicité des états, devait se présenteravec un appareil et une pompe capable d’élever les pensées versle ciel et d’inspirer un pieux respect pour les cérémonies et lesfonctions du saint ministre. Vous avez, à cet effect, rendu à lapourpre Romaine son ancien éclat, qui, dépuis quelques années,semblait comme enseveli sous les ruines du sanctuaire, et vous avezdaigné nous en faire décorer.

Pénétrés de reconnaissance de tant de bienfaits, nous venons,citoyen premier consul, vous présenter l’hommage respectueux denos justes rernerciemens ; nos temples retentiront de toutes partd’actions de grâces, et de nos vœux pour la précieuse conservationde vos jours, et pour la continuation de gloire dont ils sont con-stamment environnés. Le clergé if oubliera jamais que c’est àvotre piété et à vos bontés qu’il doit son existence actuelle; il sefera toujours un devoir et un sujet de joie d’enseigner et de prê-cher au peuple, par ses paroles et par ses exemples, le respect etla soumission qui vous sont dus; il ne cessera d’invoquer lesbénédictions du ciel, sur le héros chrétien, son bienfaiteur et sonlibérateur, sur le héros vainqueur et pacificateur de l’Europe , surle héros qui réunit en lui tous les genres de gloire auxquels il estdonné.aux plus grands hommes de pouvoir aspirer.

Daignez, citoyen premier consul, daignez recevoir avec bontéces mêmes sentimens, ces mêmes vœux que j’ai l’honnenr de vousprésenter au nom de mes collègues, au nom de tout le sacerdoce,au nom de la France dont votre sage et lumineuse administrationfait le bonheur et la gloire !