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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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tage l’exécution de cette mesure ; je les préviens qu’aucune traiiçtirée par eux ne sera payée qu’autant qu’elle énoncera la dalçdu crédit sur lequel ils auront eu l’intention de l’imputer.

Salut et respect,

(Signé^ Decres.

Paris , le 29 Floréal, An 11.

SENAT CONSERVATEUR.

Séance du 24 Floréal.

Les conseillers d’état Bigot-Préameneu, Dessolles et Fleurieu,orateurs du gouvernement, ont donné communication au sénat, dela note adressée le 23 de ce mois, à l’ambassadeur de sa majestéBritannique par le ministre des relations extérieures.

23 Floréal, An 11.

Dans les circonstancee importantes et graves où se trouventles deux nations, le sousigné ministre des relations extérieures dela république Française , a reçu l’ordre de mettre sous les yeux dugouvernement Britannique la note suivante :

Le 1 1 Vemôse, sa majesté Britannique lit connaître à son par-lement, par un message spécial, que des arméniens formidables sepréparaient dans les ports de France et d’Hollande, et que des né-gociations importantes, dont l’issue était douteuse, divisaient lesdeux gouvernemens.

Cette déclaration extraordinaire et inattendue excita un étonne-ment général ; mais la situation maritime de la France étaitpaiente à la France. L'Angleterre, l’Europe savait qu’il n’y avaitd’armement formidable, ni dans les ports de France , ni dans lesports d’Hollande.

Le sousigné ne rappellera pas à son Exc. Lord Wbitworlîi toutce qui fut dit alors. On se demande de quelle source avaient pusortir des informations aussi mal fondées. Le discernement per-sonnel de lord Whitworth, la loyauté de son caractère, ne pouvaientêtre un seul instant soupçonnés.

L’assertion que la France faisait des arméniens hostiles, étaitune supposition manifeste, et qui ne pouvait en imposer a per-sonne. Son effet naturel était d’iuduire à penser quelle n’étaitqu’un moyen dont voulaient se servir des hommes signales parleurs opinions perturbatrices, et qui cherchaient avidément desprétextes pour susciter des troubles, pour enflammer les passionsdu peuple Britannique pour exciter la défiance, la haine, et lesalarmes. . ,

Quant au gouvernement Anglais , on dût croire que, si par defaux rapports, il avait pu être induit en erreur sur l’existence