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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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dos arméniens, il ne pouvait letre sur l’existence des négo-ciations.

1 L’ambassadeur de la république à Loudres ne fut pas plutôt in-formé du message de S. M. Britannique qu’étonné de ce qu’il an-nonçait l’existence d’une négociation dont il n’avait pas connais-sance, il se rendit chez S. E. lord Hawkesbury ; et devant dès lorssoupçonner qu’un appel aux armes, fondé sur ces fausses supposi-tions, pouvait ouvrir le projet de violer le traité d’Amiens , dans lesclauses qui 11 ’était pas exécutées, il présenta au ministre de sa ma-jesté Britannique , le 19 Ventôse, une note pour lui demander desexplications.

Eu même-tems le sousigné eût l’ordre de pressentir S. E. lordWhitworth sur les motifs qui avaient pu déterminer le gouverne-ment Anglais à s’autoriser, dans son message, de deux assertions,toutes deux également fausses pour appeller sa nation auxarmes, et rompre le lien de paix qui unissait les deux états.

Son excellence lord Hawkesbury remit le 24 Ventôse, au géné-ral Andréosi, une note vague, agressive et absolue. Cette note, loinde rien éclairer, jetait de nouvelles obscurités sur le sujet de ladiscussion.

Elle laissait à peine entrevoir la possibilité de l’ouvrir, etbien moins encore l’espoir de la voir arriver à une heureuseissue.

La réponse du gouvernement Français , en date du 8 Germinal,fut autant pacifique et modérée que la note du ministre Britan-nique avait était hostile.

Le premier consul déclara qu’il ne relevait pas le défi de guerrede l’Angleterre, qu’il évitait de péser sur des expressions dont lesens pouvait porter un caractère d’aggression, qu’il se refusaitenfin à croire que S. M. Britannique voulut violer la saintetéd’un traité sur lequel reposait la sûreté de toutes les nations.

Cette déclaration faite par l’ordre du consul, provoqua le ] JGerminal une nouvelle note, dans laquelle le gouvernement Fran-çais ne vit pas sans surprise qu’une demande indéterminée de sa-tisfaction lui était adressée. Le vague de cette demande, expri-mée sans motifs et sans objets, ne laissait appercevoir distinctementque l’inconvenance de son expression.

Ou manifestait dans cette note l’intention de violer le traité d’A-miens en refusant d’évacuer Malte. On semblait se flatter que Jepeuple Français consentirait à donner satisfaction sur deux faitssupposés, sur l’allégation desquels il avait peut-être le droit d’endemander lui-même.

En remettant cet office, lord Whitworth demanda qu’un arrange-ment fut fait immédiatement sur les bases qui viennent d’être ex-posées ; et il fit eu même-teins entendre que dans le cas, con-traire, il craignait de se voir obligé, par les ordres de son gou-vernement, de quitter incessamment sa résidence, et de mettre fiuà sa mission.

Que pouvait répondre le gouvernement de la république à d’aus-