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si brusques, à d’aussi étranges ouvertures? il n’v avait qu‘u»grand amour de la paix qui put l’emporter sur l’indignation.
Pour s’arrêter à une décision froide et calme, qui laissait à laraison et à la justice le teins de l’emporter sur les passions ilfallait se pénétrer profondément de l’idée que les nombreuses vie-tiines des discordes des gouvernemeiis, n’ont aucune part aux in-sultes qui les aigrissent ; que ces milliers d.e braves citoyens, qui,dans les vœux de leur béroique dévouement, versent leursan»uniquement pour leur patrie, n’ont jamais le désir d’olîênser unpeuple voisin et puissant ; qu’ils ne prennent aucun intérêt à desdémarches d’orgueil et à de vaines prétentions de suprématie, Ilne fallait pas seulement se pénétrer de cette idée, il fallait s’eulaisser maîtriser à tous les instans.
Son excellence lord Whitwortli convint d’écrire à sa cour quele premier consul ne pouvait consentir à la violation d’un traité so-lennel, mais qu’il voulait la paix, que si le gouvernement d’Angle-terre désirait qu’une convention fut faite pour des arrangementétrangers au traité d’Amiens , il ne s’y refuserait pas et que lesmotifs de cette convention pourraient être tirées des griefs ré-ciproques.
Ces vues étaient justes et modérées. Il était difficile de proposerune négociation sur des bases plus libérales. Il n’est pas hors depropos d’observer ici que c’était six semaines après le message oùune négociation difficile, d’un intérêt grave, et d’une issue incer-taine, mais prochaine avait été signalisée, que les ministres desdeux gouvernemens n’avaient pu encore arriver à ouvrir une vé-ritable négociation.
Lord Whitwortli reçut de nouveaux ordres ; il présenta succes-sivement deux projets de convention.
Par le premier, il était proposé que Malte resterait sous lesouveraineté du roi d’Angleterre ; et cette clause adoptée, S. M.Britannique offrait de reconnaître tout ce qui avait été fait en Eu:nope depuis le traité d’Amiens .
S. M. le roi d’Angleterre promettait encore de prendre desmesures pour que les hommes qui, sur les différens points de l’An-gleterre, ourdissent des trâines contre la France , fussent efficace-ment réprimés.
Le soussigné eût l’honneur de représenter à S, E. lord Whit-worth que ce premier projet de convention était une violation pal-pable du traité d’Amiens , et renversait la base de négociation queS. E. s’était chargé de présenter à sa cour ; que quant ù la recon-naissance offerte par S. M. B. il n’y avait réellement point d’objetauxquelles elle pût s’appliquer ; qu’il n’y avait pas de changementen Europe depuis le traité d’Amiens , si ce n’est l’organisation del’empire, à laquelle le roi d'Angleterre avait concouru par son vœucomme électeur d’Hanovre , et qui n’était elle-même qu’une suitenécessaire du traité de Lunéville, antérieur de beaucoup au traited’Amiens .
Que les évênemeus relatifs à l’existence politique du Piémont, du,