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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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royaume d’Etrurie et des républiques Italienne et Ligurienne, avaientleur date avant le traité d’Amiens ; que dans la négociation de cetraité, la France avait désiré que l’Angleterre reconnut ces troispuissances; mais que, comme on n’avait pu s’accorder ni sur cepoint, ni sur les affaires de l’Inde , en ce qui concernait la déstruc-tion de quelques états principaux, et les inappréciables acquisitionsfaites par l’Angleterre dans cette contrée, on en était resté à con-sidérer la discussion de ces objets comme ne tenant pas à l’exécu-tion des articles préliminaires, et à l’objet fondamental de la pacifi-cation des deux états. Le soussigné observa enfin que le gouver-nement Français ne demandait sur ce point aucune approbation,ni reconnaissance à S, M. B.

Le soussigné ajouta que, quant à la république Batave , elle*avait été reconnue par l’Angleterre puisqu’il avait traité avec elle,et que par les traités existans entre cette république et la France ,l’arriere garde des troupes Françaises devait évacuer ce pays à lanouvelle de l’cntiere exécution du traité d'Amiens .

Quant aux criminels réfugiés à Londres et à Jersey, où ils sélivraient à tous leurs pencbans pervers, et où loins d etre réprimés,ils étaient traités et pensionnés par l’Angleterre, le gouvernementFiançais concevait que, dans la situation actuelle des négociations,il ne devait y attacher aucune importance.

S. E. lord Whitworth proposa un second projet.

L’Angleterre demandait que le gouvernement civile de Malt#étant laissé au grand maître, les garnisons Britanniques conti-nuassent d’occuper les fortifications de l’île. Cette propositionétait impraticable et inouie. Comme celle du premier projet,elle était contraire au traité d’Amiens , et conséquemment aux basesde négociation, uffe tes par le premier consul, elle avait de plusl’inconvénient irrémédiable de remettre un ordre de chevaliers,appartenant à toutes les puissances de l’Europe , sous l’autorité etla tutelle d’une seule puissance ; elle était enfin par elle même uneoffenceà l’honneur et à la religion d’un ordre lié par tous les élé-niens à l’honneur et à la religion de l’Europe entière.

Ainsi, dans tous les pas de cette négociation, le gouvernementde la république était obligé de voir que le gouvernement An-glais n’avait qu’une seule volonté, qu’un seul objet en vue, celuide ne pas remplir les stipulations du traité d’Amiens , et de con-server Malte, par la seule raison que Malte était à sa convenance,et quelle appelait celte acquisition une garantie suffisante.

Mais quelle est la puissance de l’Europe , dut-elle se reconnaîtreinégalé, qui pût souffrir de se soumettre aux volontés d’une autresans discussion de ses droits, sans appel aux principes de la jus-tice? Qu’elle est la puissance surtout qui, placée comme l’a étéla France , dans le cours de cette discussion, eût pu souscrire à desconditions dictées dès le début d’une négociation, et plutôt annon-cées au bruit des menaces de guerre par des préparatifs et des ar-méniens, que proposées comme un moyen d’accorder les droits etles intérêts des deux états ?