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sa sûreté. Cette garantie, elle la fait consister dans la possession«Je l’île de Malte, et elle a provoqué la guerre pour consolidercette possession.
Pour que l’Angleterre soit autorisée à reclamer une gnannlienouvelle, il faut qu’il soit survenu, relativement à cette puissance unnouvel ordre de choses depuis la signât ure du ! raité de paix d’Amiens .
Or, il est démontré, par les observations faites plus haut, que leschoses sont aujourd’hui dans le même état où elles étaient àl’époque du traite ; par conséquent, la cour de Londres n’a mmotif, ni prétexte pour demander une nouvelle garantie pour sasûreté. Elle a jugé suffisante celle que lui donnait le traité depaix ; elle doit donc encore la regarder comme telle aujourd’hui.Prétendre le contraire, est une violation révoltante de ia foi pub-lique ; c’est manifester sans déguisement une ambition qui ne <on-nait point de bornes; c’est se jouer des principes et des traités;c’est, en un mot, abandonner au hasard la tranquilité publique et *l’ordre social. j
Terminons ces observations, en révélant le secret de la poli- itique Anglaise. j
Ce u’est point le sort du Continent Européen qui occupe, qui I
inquiété le Cabinet de Saint James; il feint de s’y intéresser, sans 1
avoir été provoqué, pour masquer ses vues personnelles ; et sesvues sont évidentes. Non content de dominer dans la Manche,il veut aussi dominer dans la Méditerranée ; et il ne voit queMalte pour remplir ce but. Et en effet, ce poste lui procuraitun établissement militaire inexpugnable qui placerait sous soitinfluence immédiate les régences barbaresques, l’Egypte , la I
Syrie, et tout l’Archipel, le mettrait à même d’en imposer àl’Italie ; lui offrirait dé plus pour son commerce un entrepôt quile rendrait maître de tous les marchés du Levant, et le mettraiten mesure d’en expulser l’industrie Française . Enfin il éloigneraitpar-là les Français de l’Egypte , et rendrait impossible toute en-treprise par cette voie sur les Indes Orientales.
Mais pour parvenir à son objet, c’est-à-dire, pour rompre untraité solennel avec quelqu’espoir de succès, il a jugé devoir sai-sir le moment où la France , employant au-deliors ses forces mari-times, était hors d’état de s’opposer à ses entreprises en Europe ,et se hâter de consommer son ouvrage avant qu’elle ait eu le teinsde restaurer sa marine et de maintenir la liberté des mers.
Voilà les motifs qui ont engagé le ministère Anglais à rallumerle flambeau de la guerre; ainsi c’est essentiellement pour les ma-nufacturiers Anglais que le sang humain va couler encore.
Après cela, que les Anglais viennent encore nous parler de leurjustice, de leur magnanimité, de leur philanthropie ; qu’ils vien-nent encore nous prêcher une croisade contre l’avidité, 1 ambi-tion, l’accroissement de puissance, du Gouvernement Français.
Sans contredit, la nation Française ressuscité, est grande, puis-sante; elle est en état de se défendre contre toute attaque étran-gère, et d’influer efficacement sur le maintien de la tranquilitégénérale. Mais elle n’est point la seule qui ait changé les ancien».