Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
741
JPEG-Download
 

741

rapports, dérangé l’ancien équilibre; sans parler des usurpationscolossales faites dans l’Inde par l’Angleterre, ne compte-t-on pourrien le partage de la Pologne ! et est-il mi homme tant soit per-verse dans la politique, qui ne soit convaincu que celte révolutiona sensiblement influé sur la puissance relative de la Fiance , etqu’en adoptant, selon la méthode habituelle du Cabinet de Saint-James, le système d’équilibre pour régie unique de sa conduite,elle aurait pu faire de son côté des acquisitions équivalentes ?Mais ce n’est point a titre de convenance que la RépubliqueFrançaise a étendu ses limites. Elle a fait, il faut en convenir,oui, elle a fait d’importantes conquêtes, mais dans quelles cir-.constances, à quel prix, sur quels ennemis les a-t-elle faites?Elles ont été la suite d’une guerre légitime, necessaire. Connueelle y était autorisée, elle a profité de ses succès pour s’indemniserdes frais de cette même guerre, provoquée par la coalition de laplupart de puissances de l’Europe conjurées pour partager sesdépouilles.

Elle peut donc les avouer ces conquêtes ; elles ne sont point lefruit de la violence, de l’usurpation, de la perfidie : la Fia ace neles a point conservées contre la foi de ses engagemens. En unmot, tout ce qu’elle a requis est avoué par les principes les pluspositifs du droit des gens, et lui a été assuré par des traités so-lennels conclus avec les parties intéressées, pour qui la paixétait un bienfait : et le ministère Anglais les connaissait avant deconclure sa paix particulière. C’est-à-cette derniere époque queson zèle pour l’intérêt commun aurait dû lui faire élever la voix,qu’il aurait dû s’établir le champion du Continent; mais il s’en estbien gardés; il avait alors un besoin instant de la paix, et il nevoulait point l’entraver pour une cause étrangère qu’il avait aban-donnée, et qui était jugée en dernier ressort. Mais il prévoyait,sans doute dès-lors que le Gouvernement Français, se reposantsur un traité solennel, employerait sans défiance sa marine poursoumettre Saint-Domingue ; c’est là où il l’attendait pour enfinmettre ses vues à découvert, et pour donnera l’Europe et à la pos-térité un nouvel exemple de sa loyauté, de son amour pour lapaix, et de son respect habituel pour ses engagement.

(Moniteur, No. 291.)

Si on veut voir une grande nation tourmentée du spleen, cou-rant aveuglément à sa perte, au milieu d’une agitation qui res-semble au courage, comme les convulsions galvaniques ressem-blent à la vie, il faut lire les papiers Anglais , et surtout les. dé-bals du Parlement Britannique. Quiconque a connaissance del’Angleterre, sait que dans ce pays marchand, tout est réglé, casé,eu quelque sorte enrégimentés connue le serait un atelier. Cenesl pas la terre seule qui appelle les bras; ce sont tous les ob-jets de manufacture ; ce sont ensuite tous les moyens d’apport etw transport. Une activité incessante a tout organisé, soit pour