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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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rencontrait partout, non pas quelques corps et métiers ralliées sousde.< bannières de confréries, niais les villes entières levtes au sig-nal de la patrie menacée et faisant retentir ies airs de chant»civiques et dhymnes à la liberté. L'homme que son zele, etquelquefois sa modestie plaçait dans les rangs oit lâge, le talent etle mérite se plaisaient à se confondre, savait bien que ce nétaitpas pour défendre la vaisselle plate de son capitaine (l) quilabandonnait sa femme et ses eufans, allait exposer sa vie et verserson sang. Un autre motif lappelait aux armes. Le besoin desortir du néant une race dégénérée avait plongé la ['ranceentière, et de disputer à dinsolens et béiéditâmes privilégiés laconsidération qui appartient au mérite seul, voilà ce qui avaitsoulevé toute une grande nation, voilà ce qui a recruté pendantlong tems une année qui, dabord de 1,200,000 hommes,' sestconstamment et facilement maintenue à la hauteur des dangers etdes besoins de la patrie.

Four enlinmmer les soldats de la liberté, on navait pas recours àde lâches et sottes caricatures contre les ennemis de leur pays; ilsuffisait de leur dire que la révolution, qui en faisait des hommeslibres, était menacée par une coalition impie, et lon netait pasréduit à invoquer leur pitié en faveur dun ordre de choses quine garantit à la majorité que sa misere et son opprobre. Aussi laFrance était la terre de Cadmus, hérissée de piques et couvertede défenseurs. Le soin que lon a plis en Angleterre de parodiernotre levée en masse, na servi qua prouver la pauvreté des moyensdont on dispose. Une fanfaronnade du Gouvernement Anglais a fait défendre de recevoir des nouveaux volontaires qui se pré-sentaient en foule ; mais pour apprécier cette mesure, il est bonden connaître les motifs.

La vérité est que le gouvernement, beaucoup p'u; effraye queflatté de lempressement de ceux qui demandaient a être armés,na pas trouvé dautre moyen darrêter leur zele plus que suspect.En outre, demander à être volontaire, était un moyen déviterdêtre enrôlé, et il est aujourdhui connu que beaucoup de vo-lontaires nont pas eu dautre vocation. Tout cet héroïsme aabouté à empêcher la faible armée de ligne Anglaise de se com-pletter, et il lui manque encore plus de dix mille hommes, malgréla ferveur avec laquelle les recruteurs Anglais expédient àleurs commettans lécume du Holstein et la Haute-Saxe , pouraller défendre la gloire et les iutérèts de John Bull ou de sapatrie.

Nous ne dissimulerons pas que le désir de conserver degrands et lourds privilèges ne soit capabe de quelque énergiepassagère, nous conviendrons si lon veut, que les coudants deWestminster ont assez bonite mine sons leur uniforme rouge;mais si les légions de César ajustent aux visages, garre quecette belle troupe ne soccupe bientôt de pourvoir à sa sureleindividuelle.

(1) La véhicule qui ruine encesnomeu'. la classe |>ûv 1 giée