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L'olygarcliie, furieuse d’avoir vu le timon des affaires luiéchapper, ne montre ni plus de discernement ni plus d’esprit, quen’en firent voir l’olygarcliie de Venise et celle de Gênes , lors-qu’arriva le moment que te grand Moteur du Monde avait mar-qué pour leur destruction.
Voilà l’Angleterre ; nous laissons à nos lecteurs à comparer cetableau avec celui que présente la situation de Paris et celle de laFrance ! ! !
On a beaucoup parlé de l’emprunt qui a été fait à Hambourg par les Etals d’Hanovre , on l’a défiguré de toutes les maniérés,fa convention suivante fixera les idées.
La députation des états, séant à Hanovre , considérant les dé-penses foites et extraordinaires que cause aux provinces de l’élec-torat le séjour de l’armée Française qui les occupe actuellement,s’est déterminée à proposer pour le bien et le soulagement desdites provinces un emprunt à la ville libre et impériale d’Ham-bourg ; et ayant nommé à cet effet et muni de ses pouvoirs, Male Baron de G rote, conseiller des états, et M. le Syndic Zé-vicker, pour traiter de la quotité et de la condition du dit em-prunt, et pour le conclure; et la ville d’Hambourg , de son côté,ayant revêtu M. le Syndic Gries et M. le Sénateur Heise, de pou-voir suffisaus, afin d’entrer en négociation sur cet objet avecWM. les députés d’Hanovre , ci-dessus nommés, et conclure aveceux, on est convenu entre les députés des deux parties contrac-tantes, des articles suivans ;
Art. I. La ville libre et impériale d’Hambourg s’oblige de prê-ter à la députation des Etats d’Hanovre et à l’assemblée des étatsreprésentés par elle, la somme d’un million cinq cent mille marcsbanco.
II. Les deux tiers de cette somme seront payés en argent comp-tant, et un tiers en assignations et lettres de change délivréespar la députation ou acceptées par elle.
III. L’emprunt sera payé dans les termes suivans :
Immédiatement après l’échange des ratifications, cinq cent
mille marcs, dont la moitié comptant, l’autre moitié eu papier,suivant le mode indiqué ci-dessus.
Quatre semaines après le premier paiement, trois cents millemarcs, la moitié comptant, la moitié en papier.
Qnatre semaines après le second payement, deux cent millemarcs, la moitié en argent et la moitié en papier. '
Les assignations étant déterminées en Louis d’or qui serontcomptés chaque fois au cours du jour de l’échéance, au cas queces Louis d’or ne remplissent pas complettement le tiers payableen papier, de cinq cents mille marcs banco, ce qui pourrait man-quer sera payé comptant ; comme dans le cas contraire, ce quisurpasserait cette somme sera restitué quatre semaines après letroisième paiement, ceul mille marcs argent comptaut.