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et que ces comptes se trouvaient en effet formés, jour par jourarticle par article, dans différenS livres, résumés dans un livréd’ordres, et balancés de maniéré que la réunion des différens soldesde ces comptes compose, soit le compte de caisse, premier articledu débit, soit le compte de profits et pertes, dernier article ducrédit.
Que ces différens comptes intermédiaires, malgré la multipli-cité de leurs élémens, étaient d’une vérification facile, d’après lerapport arithmétique qui lie tous les faits de comptabilité qu’ilsconstatent ; qu’ils saisissent ces faits dès le principe, et qu’ils lesplacent, à leur naissance, dans l’ordre qui leur est propre.
Que la condition d’inscrire chaque fait au crédit d’un compteet au débit d’un autre compte, conférait évidemment à chaqueopération son complément; que rien ne restait incertain; quechaque article se trouvant ainsi balancé, chaque compte se trou-vait en état de solde à toute minute, et de maniéré qu’à toutes lesépoques, la balance des différens soldes réunis dans un bilan, pûtmettre en évidence la situation du caissier, sans son concours, etla situation de l’administration elle-même, sans que son mouvementfût arrêté.
Que, d’après ces motifs, la méthode des écritures en partiedouble, déjà si recommandée par l’utile emploi qu’en fait le com-merce, pouvait seule en effet convenir à une administration qui par-ticipe, par toutes ses combinaisons de recouvrement, de payement,de conversion de valeurs, aux combinaisons de commerce, et àlaquelle il importe tant, sous ce rapport d’acquérir et de conserversur toutes ses opérations la fixité du présent, pour disposer avecsûreté de l’avenir, et présenter avec confiance et clarté les tracesdu passé.
Nous avons en mème-tenis reconnu que l’administration del’amortissement ne s’était cependant pas restreinte à la seule ga-rantie que présente cette forme de comptabilité, qui permet derégler chaque compte aussitôt qu’il est ouvert, et de vérifier tousles comptes d'une année aussitôt qu’elle est révolue.
Que les recettes faites par la caisse d'amortissement ne pouvantprovenir que des versemens qui lui sont faits par le trésor public,et des recouvremens qu’elle fait directement elle-même dans lesdépartemens, le contrôle des premières résultait des écriturescontradictoires de la trésorerie, que le contrôle des secondes ré-sultait du titre même dont elle munit chaque titulaire dont l’intérêtpersonnel devient aussi sou contradicteur naturel.
Que les dépenses de la caisse d’amortissement se composaient,1\ Des payemens d’intérêts de cautionnemens qu’elle distribuesans frais sur tous les points de la république, et elle en justifiepar la production des décisions ministérielles qui les autorisent, etpar les quittances des parties prenantes.
: 2°. Des remboursemens de capitaux de cautionnemens danslescas prévus par les lois, et elle en justifie également par des déci-sions, et par des quittances en forme.