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pactes ténébreux, où les intérêt du lise étaient presque toujours
sacrifiés.
Les recettes des payeurs n’étaient connues au trésor que par lesdéclarations qui les comptables lui faisaient parvenir ; les récépis-»és ou reconnaissances des payeurs n’étaient souvent versés pourcomptant par les receveurs que plusieurs aimées après leur date,La majeure partie des recouvremens d’un exercice n’entraitwi recette à la caisse centrale que long-tems après son ex*piration. C’est ainsi que le trésor a reçu, pendant les années iOet il,plus de 150 millions de ces valeurs, sur les exercices de l’au8 et années antérieures, mais qui ne sont portées que pour ordredans ces comptes. Dans un pareil état des choses, i! n'eût jamaisété possible de donner des comptes sincères et détaillés des recetteset des dépenses du trésor.
Au premier Vendémiaire dernier, les paveroens faits en numé*rairc, pour dépenses de l’an 8, laissaient encore au delà de 12 mil*lions disponibles pour solder celles de cet exercice ; à l’égard riesrenies affectées par les lois du 30 Ventôse, an 9 , pour l’acquit desdépenses des années 5, 6 ,7 et 8, il restait encore à la même époqueprès de 1,800,000 fr. de rentes disponibles sur ces crédits.
Les dépenses faites sur l’an 9 sont portées à 463 million, dans lecompte de l’an 10 ; mais depuis qu’il a été rendu, le produit desfonds communs des départemens, classés jusqu’alors parmi les re-cettes spéciales, a été transporté aux fonds généraux, par la loi du4 Germinal dernier.
Cette loi en mème-tems a augmenté en proportion le crédit doministre de l’intérieur. Ainsi le trésor a dû porter au compte dece ministre plus de 4 millions de dépenses faites avant le premierVendémiaire, au 11, pour cette partie de service. A ces 4 millionsil faut en ajouter trois résultant du réglement fait en l’an 11, despayeuiens fails en l’an 9, pour la solde, avec des fonds extraordi-naires qui n’avaient pas été expédiés par la caisse centrale. Cetteopération était prévue et annoncée dans le compte de l’an 10,C’est ainsi que 7 millions doivent augmenter le compte des dé-penses de l’an 11, et qu’elles se trouvent portées de 46'3 i470 millions.
Les résultats des dépenses relatives à l’an 10, ont été établisdans le compte de cette même armée ; ils ont depuis éprouvésquelques modifications ; elles consistent dans le transport à un autreexercice, d’une partie des dépenses des route3, et dans le réglementde 738 mille francs de dépenses de la marine, acquittées par lespayeurs, avec le solde de leur caisse disponible au premier Vendé-miaire, an 9 .
J’ai annoncé que ces comptes, en se succédant d’année en année,pourraient être comparés dàrrs toutes les parties où ils doiyentcorrespondre ; qu’ils se serviraient mutuellement de preuve, etque s’il y avaient de différences elles seraient justifiées. Ces dé-tails sont donc indispensables, et j’ai dû les soumettre à voireattention-