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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nombre de solides appuis qui garrantissaient leur stabilité etmaintenaient leur splendeur.

Ce qui augmente chaque jour notre affliction, c’est la craintepeut-être trop fondée, que la perte bien plus déplorable desbiens spirituels ne suive de près celle des biens temporels. Eneffet, si nous ne prenons promptement les mesures nécessairespour maintenir dans ces contrées la religion catholique, conserverles églises, et assurer le salut des âmes, il est très à craindre quedans un si grand bouleversement qui a englouti les intérêts tem-porels de l’église, ses intérêts spirituels n’éprouvent eux-mêmes detrès-grands dommages.

Obligés donc par le devoir de notre ministère, de réunir tousnos moyens pour régler d’une maniéré stable les affaires ecclésias-tiques de l’Allemagne , pour empêcher que dans ces contrées la ré-ügion catholique ne souffre aucun dommage en elle-même, ou dansles choses qui lui sont nécessaires, pour maintenir dans son inté-grité ce qui subsiste encore, et conserver au moins les biens spi-rituels, après avoir perdu d’une maniéré si déplorable les bienstemporels, nous avons résolus d’implorer votre secours, notretrès-cher fils, en Jésus Christ , et de vous prier de nous aider dansune affaire aussi importante. Vous nous avez secondé avec tantde zele, lorsqu’il s’est agi de rétablir la religion en France et delui rendre la paix et la sécurité, qu’apiès Dieu, c’est à vous quenous sommes redevables de tout ce qui s’est fait dans ce paysd’avantageux à la religiou, tourmentée si long-tems par d’aussihorribles tempêtes.

C’est un motif pour nous de vous offrir cette nouvelle occasionde prouver votre attachement à la réligion catholique, et d’ac-quérir de nouveaux titres de gloire.

Bien persuadés, d’après les preuves d'affection que vous nousavez données, que vous ne refuserez point votre appui à la reli-gion catholique et que vous nous seconderez de tous vos effortsdans une entreprise aussi importante, nous vous donnons très-af-fectueusement notre très-cher fils à Jésus Christ , notre bénédic-tion apostolique.

Donné à Rome , à Sainte-Marie Majeure, sous l’anneau du pé-cheur, à l’an 4 de notre pontificat.

Suscription.—A notre très-cher fils Napoléon Bonaparte , Pre-mier Consul de la République Française.

■ Du 11 Murs (20 Ventôse).

Hier, le Citoyep Bâcher, chargé d’affaires de la RépubliqueFrançaise près lfj Diète, a remis au ministre directorial la notesuivante, qui a été de suite portée à la dictature.

“ Plusieurs dispositions du recès de l’Empire, 24 Février,1803, ayant éprouvé de grandes difficultés quant à leur parfaiteexécution, et d’affligeantes mésintelligences s’étant manifestéesentre plusieurs Etats de l’Allemagne , d’où pourrait résulter un