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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Rnstadt, touchant une correspondance que l’on suppose devoirexister entre moi et des mécontent en France ; mais d’après lamaniéré dont cet émissaire s’est acquitté de sa commission, il esttrès-positif que le gouvernement Français n’a pas même les pl UJlégères notions sur l’existence de la nôtre. Ce fut l’apparitiondans presque tous les départemens de la lettre d'un Anglais à Bqui a fait naître des soupçons que cette lettre partait d’ici. Aureste, je ne fais mention de cet incident, que pour vous tranquil-liser dans le cas que vous en entendiez parler chez vous.

Si des circonstances surviennent qui vous engagent à quitter laFrance , je vous recommande avec urgence de bien arrangeravant votre départ tout ce qui peut avoir du rapport au passagedu bulletin de votre comité : pour cet effet, vous feriez bien deprendre vos mesures avec l’ami de Toulouse (Strasbourg ), afinque les bulletins passent directement entre vos mains à Offen-bourg, soit qu'il les remette à vous-même dans cette ville, soitqu’il en charge une personne sûre, soit que vous alliez lejchercher de Kehl ; je n’ai aucun motif de soupçonner le bureaude Kehl , mais il n’y a aucune raison de s’en servir quaud onpourra se passer de son entremise.

Je viens de m’entretenir avec une personne récemment arrivéde Chatons (Paris ) et j’apprends d’elle que Se Premier Consul de-vient de jour en jour plus extravagant; que le régné de la ter-reur se rétablit rapidement—que sa conduite violente annonceque lui-même n’est rien moins que tranquille sur sa position;—-et enfin que tout ce qui se passe présage un éclat plus oumoins éloigné. Il paraît évident que le Consul est fort embar-rassé quant à la descente en Angleterre ; car tout en affectant uneferme décision de la tenter, il reconnaît et craint le danger decette entreprise, sans trop savoir comment il pourra se retirer dujeu, et se débarrasser de l’espece d’engagement qu’il a pris. Jevous prie de donner toute votre attention à cet état de choses, le-quel (d’après l’opinion de la personne très-iustruite de qui jeliens ces' observations) doit amener plutôt ou plus tard une crised oisive.

Je n’ai aucune connaissance de ce qui se passe dans la Ven-dée . Il n’est pas nécessaire que vous répété mon opinion, quetoute démarche partielle, toutes les mesures décousues, qui nesont pas essentiellement liées avec un plan général et fixe, nepourront jamais produire que du mal. Je suis cependant porté àregarder toutes ces insurrections comme absolument spontanées,dérivant uniquement de l’opposition des habitans à la mesure dela conscription.

Dans un article de vos instructions, il vous fut recommandéd’écrire deux fois la semaine; mais pour ne pas trop user nosmoyens de communication, je crois qu’il sera plus convenable deil'écrire que quand il se présentera de la matière intéressante.

Croyez-moi arec les sentimens les plus distingués, &c.

Nota Manus,