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a aucun d'entre nous qui ne condamne hautement tout ce qu’ unagent diplomatique et son gouvernement se permettent de co«.traire au droit des gens, et aux régies de droiture et de loyautégénéralement adoptées parmi les nations civilisées.
Agréez, citoyen ministre, les assurances de ma haute considéra-tion.
Le Comte Cobenzei,,Ambassadeur de S. M. l’Empereur, Roi deBohême et de Hongrie .
Citoyen Ministre,
Je me suis empressé de transmettre à ma cour, par Courier, lalettre que votre Excellence m’a fait l’honneur de m’écrire le 3 Ger-minai, et l’exemplaire du rapport du grand juge sur une conspi.ration incidente, heureusement découverte par la vigilance de lapolice.
Vous connaissez, citoyen ministre, le vif intérêt qu’a toujoursinspiré au roi mon maître la conservation des jours du premierConsul, ainsi que le maintien de l’ordre et de la tranquillité dansl’état, dout-il est le digne chef. Vous pouvez dont présumerl’effet de cette communication sur l’esprit de sa majesté Prussienne,quels que soient les moteurs et les agens de ce complot, et votreExcellence prévoira aisément toute la part que le roi prendra àl’entiere cessation de tant de sujets d’alarmes pour les amis de laFrance . Car, en m’acquittant rie la commission qu’elle venait deme donner, je me suis fait un devoir de rassurer sa Majesté surla plus parfaite union entre le chef auguste de la république ettous les serviteurs de i’élat, entre la nation entière et ses repré-sentans ou ses défenseurs.
C’est par de tels rapports que je tâcherai toujours de concilierau caractère sacré dont je suis revêtu, la confiance et les égards dugouvernement auquel le roi mon maître a daigné m’envoyer.
Recevez, citoyen ministre, l’expression de ma haute con-sidération.
A Paris , ce 26 Mars, 1S04. (5 Germinal, an 12).
Makquis de Lxjchesini,Envoyé Extraordinaire de S. M. le Roi de Prusse.
L’Ambassadeur de la République Batave au Citoyen Ministre desRelations Extérieures.
Citoyen Ministre,
L’ami a SS' 'f eut qui a vu amener dans les ports de Londres lesbâtimens de sa nation pris en haute mer à l’époque de la paix, etau moment oit il exerçait auprès de S, M. B. toutes les fonctionsdiplomatiques, était peut-être en droit de prévoir qu’une guerre