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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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que le résultat serait entièrement, entre les mains des Jacobinstoujours prêts à saisir les occasions favorables, puisque nous u’ a !vions personne d’un crédit assez marquant dans les années pourse mettre provisoirement à la tête des affaires. Ce fut alors queproposais d’imiter ce qu’avaient fait les confédérés Polonais, au sa-cre de Poniatowski, de rassembler les principaux chefs à Paris ; quelà nous monterions à cheval, et que nous irions ouvertement etles armes à la main, attaquer le premier consul lorsqu’il sortiraitavec sou escorte ; qu’un trait pareil gagnerait les esprits parlanoblesse et son courage ; que si nous réussissions, ceux de nousque survivraient pourraient profiter de l’étonnement général pours’emparer de l’autorité, et que même si nous succombions, nousserions iufiniment utiles au parti par un exemple de dévouementfait pour électriser les esprits des Français . On eut l’air de serendre à mou avis, et il fut décidé que nous en écririons auPrince.

Peu de jours après, j’appris l’affaire du 3 Nivôse. Je ne pusm’empêcher d’en témoigner mon mécontentement à Georges.

Bien persuadé enfin, d’après ce qui m’était arrivé, de la fai-blesse du Prince, et bien dégoûté de tant de démarches infruc-tueuses, j’avais pris la ferme résolution d’abandonner à jamaistoute intrigue politique.

En conséquence de ce dessein, je passai en Angleterre, pourretirer une petite somme que j’y avais déposée, et de l’a me ren-dre aux Etats-Unis , où je possédé quelque chose, lorsque je fusarrêté à Calais et conduit à Paris . Il y a trois ans passé que jesuis prisonnier, et j’ai subi deux jugemens. Le fond de mes ac-cusations est en partie vrai ; les détails seuls ne le sont pas. Jeme suis défendu du mieux que j’eusse. Si lorsque j’ai été arrêtéà Calais , je n’eusse pas été en jugement et en danger de mort,j’aurais volontier donné des détails et des renseignemens capablesd’empêcher de nouvelles tentatives ; mais j’aimai mieux feindre,de peur que l’on crut que la crainte m’avait fait parler. Aujourd’huique mon sort est décidé, que je n’attends ni ne crains plusrien, j’ai soulagé mon cœur en vous donnant les renseignemensci-dessus.

Daignez nie croire, avec respect,

Votre très-humble et très-obéissant Serviteur,

(Signé) Rivoire.

PREFECTURE DE POLICE.

Ordonnance concernant le Placement des Garçons Perruquiers.

Paris , le 12 Germinal, An 12 de la République.Le conseiller d’état préfet de police, vu les articles 2 et 10 (lel'arrêté des consuls du 12 Messidor, an 8, l’arrêté du gouvernement