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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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partis pour Munich . A mon arrivée j’écrivis de nouveau à M.Drake la lettre suivante :

Monsieur,

Pendant les quatre jours que j’ai resté à Augsbourg, j’ai eui’Iiomieur de vous adresser deux lettres ; je pense que vous ne lesavez reçues, puisque je suis sans réponse.

Veuillez, Monsieur, me faire savoir l’heure à laquelle je pourraisespérer de vous remettre moi-méme celle dont m’a chargé M.Muller pour vous. J'ai l'honneur d’être, &c.

Aussitôt qu’il eut reçu cette lettre, il me fit dire de me rendre desuite chez lui, qu’il m’attendait.

Je me présentai à M. Drake comme aide-de-camp, chef debataillon d’un général républicain, et lui remis ma lettre decréance dont voici la teneur :

Monsieur,

La personne qui vous remettra ce billet est celle que la com-pagnie a eu l’honneur de vous adresser par mon organe il y aquelques jours.

Elle a la confiance entière de ceux qui l’envoient ; et je vousprie de vouloir bien regarder ce qu’elle vous dira comme l’expres-sion sincere de leurs sentimens.

La commission qui lui sera la plus agréable sans, doute, estcelle qu’elle a reçue expressément de vous témoigner le dévoue-ment de la compagnie ; permettez-moi, Monsieur, d’y joindrel’assurance de la haute considération avec laquelleJ’ai l’honneur d etre, Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

(Signé) Muller.

Après la lecture de cette lettre il me demanda ce qu’il y avait denouveau en France ; comment les affaires allaient. Je lui réponditque le moment du triomphe pour les jacobins était arrivé, que toutle monde avait jugé qu’à moins de renoncer à rien tenter contre legouvernement, &c. &c. on ne pouvait pas trouver d’occasion plusfavorables que celle qui se présentait aujourd’hui. “ Que puis-jefaire pour vous ? parlez; quelles sont vos vues? qu’espérez vousfaire ? Votre général et votre comité ont-ils des projets ?”—Voyantle moment favorable, je lui présentai mon plan (il est le même quecelui consigné dans la minute de mes instructions).

Après l’avoir lu trois fois avec attention, il lue dit ; “ Ce planest très-bon, mais je ne vois pas beaucoup de places fortes parmicelles que vous cilez : c’est à quoi pourtant on devrait le pluss’attacher.”—Je lui nommai la place d’armes de Besançon et sacitadelle ; je lui représentai que cette ville était très-forte, et quenous étions certain d’y trouver beaucoup d’artillerie et des muni-tions en tout genre.

Avez-Yous des chevaux pour votre artillerie ?—Nous nous ensommes déjà assurés.—C’est fort bien ; mais gardez-vous de vouspresser, ne frappez qu’à coup sûr ; et puis d'ailleurs, en cas de rual-

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