un
isètiK* des preuves de sa constante utilité, depuis que le gouverne-ment s'est naturellement concentré dans une seule main. Toutce qui existe peut donc se coordonner facilement avec l'hérédité,et par elle tout s'améliore et se fortifie.
La religion occupée à relever ses autels n’a plus à demander auCiel d’écarter les guerres civiles qui les ensanglanteraient et lesrenverseraient dMiouveau ; la source en est tarje.
La justice si rithement dotée d’un code composée de tous lestrésors de la jurisprudence ancienne et moderne, se promet d’en-jouir et d’en répandre les bienfaits.
Des finances s’accroissent du crédit inséparable d’un ordre fixeet perpétuel.
Les armées savent à qui elles auront toujours à obéir, et necraignent plus qu’un jour les lieutenants d’Alexandre 11e les divi-sent et ne les opposent les unes aux autres.
Une immense multitude est rassurée sur la jouissance de cespropriétés nombreuses, menacées tour-à tour par l’anarchie quiles dévorerait, et par le royalisme qui en dépouillerait les pos-sesseurs.
Tous les citoyens enfin se livront avec sécurité aux travaux,aux spéculations de leur commerce, de leur état, de leur profes-sion ; plus d’inquiétude qui les eu détourne, parce que la clefde la voûte sera posée ; l’ouvrage d,es hommes sera fini ; le restesera l’ouvrage (lu teins, qui ne manque jamais de consolider avecpromptitude ce qu’on a su construire avec unité.
Quel empire s’éleva ou se rétablit jamais avec plus de forceet de gloire, étouffant, comme Hercule , les serpens qui s’étaientglissés dans son bérceau, marchant de cette victoire intérieure àd’innombrables victoires; terrassant ses ennemis, relevant sesalliées, u’ayant plus qu’un ennemi hors du continent pacifié ;ennemi dont l’infâme et criminelle politique est dévoilée ; qui,réduit à consumer ses trésors dans une guerre défensive, àbloquer, de ses orgeuillewses flottes les nacelles prêtes à porterdans son sein notre vengeance et noire fortune; ne sait plus nousattaquer que par des conspirations et des assassinats !
Notre indépendance n’a-t-elle pas été conquise et promulguéepar la victoire, sanctionnée par la paix ? Et quand nous perfec-tionnerons le gouvernement que nous nous sommes donné, quandnous décernerons à notre Premier Consul un nouveau titre ; quandnous proclamerons Empereur le guerrier qui triompha connueAiniiba! et Charlemagne des roches inaccessibles des Alpes quicouvrit l’Italie de ses trophées, qui marcha de victoires eu victoiresjusqu’au sein de l’Allemagne et qui ressaisit les anciennes limitesde notre empire, qui oserait nous disputer le droit de le revêtirde la majesté qui appartient à une grande nation ]
C’est moins d’une récompensé dont il n’a pas besoin, que denotre propre dignité et de notre sûreté que nous nous occuperons.C’est pour eux-mêmes que les peuples élevent leurs magistratssuprêmes, qu’ils les munissent d’âiitorité, qu’ils les environnent depuissance et de splendeur. C’est pour n’être pas exposés à