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chaque vacance à la stagnation ou aux bourrasques d’un inter-règne, qu’lis placent dans une famille l’honorable mais pesantfardeau du gouvernement. L’hérédité est bien plutôt une assu-rance de tranquillisé pour ceux qui la donnent, qu’une prérogativepour ceux qui la reçoivent.
Cependant elle a aussi trop d’importance et d’éclat pour n’étrepas remise dans les mains les plus dignes et les plus éprouvées,Chez tous les peuples la gloire et l’illustration du chef de famillese répand sur tous les membres, et devient le patrimoine de lafamille entière. Quels titres comparer à ceux que tant desuccès, de prodiges de guerre et d’administration, ont accumuléssur la tête du Premier Consul, ne servant pas seulement l’étatcomme un illustre et grand citoyen, mai» le dirigeant et le gouver-nant comme magistrat suprême !
Opposerait-on la pos-essiou longue, mais si solennellementrenversée, de l’ancienne dynastie 1 Les principes et les faitsrépondent.
Le peuple, propriétaire et dispensateur de la souveraineté peutchanger son gouvernement, et par conséquent destituer dans
cette grande occasion ceux auxquelles il l’avait confié.
l’Europe l’a reconnu, en reconnaissant notre indépendance sessuites et notre nouveau gouvernement. La maison qui régné enAngleterre, n’a pas eu d’autres droits pour exclure les Stuart,que le principe que je rappelle ici.
Les catastrophes qui frappent les rois, sont communes à leursfamilles; ainsi qu’étaient leur puissance et leur bonheur. L’in-capacité qui abandonne leurs têtes à la foudre des révolutions,s’étend sur leurs proches, et ne permet pas de leur rendre letimon échappé à des mains débiles ; il fallut qu’après les avoirrepris, la Grande Bretagne chassât les enfans de Charles Premier.
Le retour d’une dynastie détrônée, abbutue par le malheurmoins encore que par ses fautes, ne saurait convenir à une nationqui s’estime. Il ne peut y avoir de transaction sur nue querelleaussi violemment décidée.
Si la révolution nous a fatigués, n’aurions-nous d’autres moyens,lorsqu’elle est arrivée à son terme, que de nous remplacer sousun joug brise depuis douze années?
Si la révolution a etc sanglante, n’en sont-ils pas coupablesceux qui at iser nt parmi nous les furieux de la démagogie etde i’anai chie, qui, s’applaudissant à mesure, qu’ils nous voyaientnous déchirer, ‘ s pi raient nous ressaisir comme une proie affaibliepar ses piopres mesures? Ne sont-ils pas coupables ceux qui,portant de contrées eu contrées leurs ressentimens et leur ven-geance, excitèrent cette coalition qui a coûté tant de pieurs et desang à l’humanité gémissante ? Ils vendaient aux puissancesdont iis s'étaient fait les cliens, une partie de cet héritage danslequel ils les conjuraient de les rétablir; et maintenant ne re-doublent-ils pas d’efforts auprès de ce gouvernement leur antiqueennemi autant que le- nôtre, et qui, trahissant leur cause tout ennous combattant, ne les replacerait sur le trône, s’il en fivait le