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pouvoir, que comme ces impuissans Nababs de l’Inde dont il faitses vassaux 1
Parlerai-je des dernieres trames, de ces machinations de cesessais répétés d’assassinat, dont la malveillance la plus prononcéeest forcée de rougir mais qu’elle ne peut nier? Est-ce ainsique l’on fait revivre des droits que tant d’événemens ont annuités?Non, c’est ainsi qu’on en efface jusqu’aux dernieres traces.
Détournons les yeux de ce triste tableau, et revenant auxleçons de l’experience et de l'histoire, voyons dans le passe uneimage moins vive, mais non moins fidèles du présent.
De grands hommes foulent ou rétablissent des empires. Ilstransmettent à leurs heritiers leur gloire et leur puissant e ; legouvernement se perpétue paisiblement dans leur famille tantqu’elle produit des su jets capables, ou que de bonnes et fortesinstitutions aident et suppléent les taleus.
Lorsque les institutions s’affaiblissent, et que la famille dégé-nérée ne peut plus soutenir le poids des affaires publiques, uneautre famille s’élève. C’est ainsi que l’empire Français a vu lesdescendans de Merovée remplacées par ceux de Charlemagne , etces derniers par ceux de Hugues t apet. C’est ainsi que lesmêmes causes, et des événements à-peu-près sembl Jules, car rienn’est nouveau sous le soleil, nous amènent une quatrième dynas-tie. La troisième rr’avait pas eu d’autres titres ni de plus grandsdroits.
Nous possédons un homme auquel s’applique ce que Montes-quieu a dit de Charlemagne . “ Jamais Prince ne sut mieux“ braver les dangers ; jamais Prince ne les sut mieux éviter.“ 11 se joua de tous les péri s, et particulièrement de ceux“ qu éprouvent presque toujours les grands conquérans, je veux“ dire les conspirations.”
Quand Pépin, dit encore Montesquieu , fut couronné, ce nefut qu’une cérémonie de plus et un fantôme de moins. 11 n’acquitrien par là que des ornemens il n’y eut rien de changé dans lanation.
Quand les successeurs de Charlemagne perdirent la suprêmepuissance, Hugues Capet tenait les deux clefs du royaume; on luidéféra une couronne qu’il était seul en état de défendre.
Nous sommes dans les mêmes circonstances. Qu’on ne setrompe pas en regardant comme une révolution, ce qui n’estqu’une conséquence de la révohiion. Nous la terminerons.li.ien ne sera changé dans la nation. Nous passerons d'un gou-vernement au même gouvernement si ce n’est qu’avec un titre plusconforme à notre grandeur plus analogue à celui dont les autrespeuples ont décoré leurs chefs, il acquerra la force de la perpé-tuité, et la sécurité de l’avenir autant qu’il est au pouvoir des{tommes de s’en rendre maîtres par de sages précautions.