1116
tîon d’un nouvel ordre dans l’Etat ; si comme Peppîn de Héfislalil a su calmer les mécontentemens et les troubles, si, commeCharles Martel , il a brisé Feffort des guerres ennemies, et renduson nom fameux jusque chez les peuples de l’Orient; si, commePépin le Bref , il a rétabli l’union entre la puissance civile dugouvernement et la puissance morale de la religion ; si, commeCharlemagne, il a été le vainqueur de l’Allemagne , le protecteurde l’Italie, le législateur de la France , l’honneur des guerriersl’émule des savans, le restaurateur de l’instruction publique; siavec une pensée plus vaste et une puissance plus haute que lesfils de Robert le Fort , il a opposé enfin une digne aux attaquesdes peuples mariâmes que la cupidité a rendu dévasteurs; s’ilreproduit en lui tous les titres qu’a sanctionnés la nation dans les !régénérateurs de ses dynasties ; tribuns, hésiteriez-vous à voterpour qu’une nouvelle dynastie commence sous les auspices de Ison génie et sous l’augure de sa gloire? 1
Non, l’intérêt de la République -ne vous permet pas de balancer(car ce n’est pas à vous, ce n’est pas à des hommes familièresavec l’étude de toutes les idées sociales que ces deux mots, Ré-publique et Dynastie, paraîtront inalliables). La République engénéra!, c’est la chose du peuple, ou en d’autres termes, c’est lecorps de l’Etat cotlsidéré comme le bien de l’universalité descitoyens.
Du reste cette dénomination n’a point servi jusqu’ici parminous à désigner aucune forme déterminé dans l’administrationpolitique; seulement les esprits eu général l'ont conçue commel’indication d’un ordre tel que tout ce qui existe d’utile et delibéral parmi les résultats de la révolution, puisse être conservé,et fructifier à l’abri des tempêtes d’une révolution opposée.
Or, quand il existe, une maison qui, pour mieux perpétuer ledanger de ces tempêtes, a associé l’opiniâtreté de ses projets avecl'acharnement invétéré des haines Britanniques, croirez-vous quedes chefs élus, dont l’intérêt et la pensée périt avec les individussuffiront pour décourager ses animosités héréditaires? Desalarmes encore trop récentes ne permettent plus cette opinion.
En effet, tant qu’il y aura la possibilité d'une vacance dans lapremière place de l’Etat, nos ennemis se flatteront toujours quecette vacance se trouvera ouverte à leur profit, les chances desbrigues, des concurrences, des partialités inséparables du régimeélectif, n’ont promis jusqu’ici que trop d’occasions à leurs ven-geances, et nous savons maintenant si, lorsqu’il s’agit de hâterl’événement, il est au gré de leur impatience des crimes assezlâches pour qu’ils en rougissent, ou assez infernaux pour qu’ils nesoient épouvantés.
11 faut donc que la France puisse leur opposer un obstacleégalement persévérant dans la continuité d’une famille attachéeau sort de l’Etat, dont les membres se transmettent sans inter-ruption la nécessité dè travailler à sa défense.
Alors sera raffermie la sûreté extérieure. Les relations subsis-tantes entre la France et les puissances étrangères seront confirmée*
\