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(1res, on acquitte des contributions semblables. Ce n’est pas àvous, citoyens tribuns, qu’il est nécessaire de faire remarqueri’heurense influence de cette uniformité sur les finances^ Rien nedoit contribuer davantage à la création et au soutien du créditpublic, et qui ne s'attache toujours à des idées de murale, d’ordre
et de stabilité.
Si les distinctions de territoire rappelaient des tenis de bar-barie; comment caractériser celles qui classaient les hommes 1Que les auteurs de mille systèmes se disputent le prix des con-jectures les plus ingénieuses sur la maniéré dont ces distincliouss’établirent clans les forêts de la Germanie ou au milieu des Gaulesconquises par les Francs . Pour des hommes d’état il suffit desavoir que de tels privilèges n’étaient plus compatibles avec ladiffusion des lumières, avec l’accumulation des richesses avec lesmœurs dominantes dans les sociétés modernes. Comment, eneffet concilier ce mouvement d’émulation qui les porte sans' cesseen avant, et un système où tout était décidé sans retour sur lesgénérations qui devaient venir à la lumière. Alors, citoyens tri--buns, une terrible proscription, celle de l’humiliation, était pro-noncée sur les berceaux de la route ; elle atteignait le pins grandnombre des Français destinés à recevoir une éducation libérale;ou aurait pu leur appliquer cette inscription terrible, que le poètede Horence grava sur les portes de l’enfer : O vous qui arrivez,malheureux ! pour vous pas d’espérance.
Actuellement personne ne irait sous le poids de l’exhérédation.Des armées sont commandées par tel homme à qui les ordon-nances auraient interdit l’espoir de jamais sortir des rangs. Sansdoute, il est impossible que, dans l’empire Français , il n’y ait pasdes emplois considérables, des dignités éminentes, de nombreux,degrés de hiérarchie politique ; mais là on ne peut voir d’imini-liation pour personne ; la carrière reste ouverte à tous les talens,la récompense est préparée pour tous les services.
Ne différons plus le dernier terme d’une comparaison si flatteusepour l’orgueil national.
Contemporains à diverses époques des derniers tems de la mo-narchie, qu’avez-vous vu 1
Une politique erronée avait conduit à des plans tellement ab-surdes, que la France devait se féliciter des revers de son gou-vernement. Le courage des armées Françaises n’avait pu empê-cher les malheurs de la guerre de sept ans. Les conséquences'ultérieures des mêmes failles réduisirent de plus en plus l’influenceet la considération de la Cour de France au dihors. Dansl’intérieur elle avait épronvé le choc terrible de l’opinion indignée.N’est-il pas possible de dépeindre une race dégénérée sans craindre(l’insulter au malheur? Le malheur! c’est lui .même qui a jugésans appels ces ombres de Princes, qu’on a vu se placer sanscesse entre le ridicule et l'horreur, en passant alternativement descombinaisons les plus extravagantes aux complots les plus atroces.
_ Quelle distance, citoyens tribuns, entre ces déplorables souve-nirs et le sentiment de nos nouvelles destinées ! L’accablement de