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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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la décrépitude a fait place à la vigueur de la jeunesse. La France 'libre s’est placée sur une base assez large pour exister à ( a f () j scomme puissance maritime et comme puissance continentale. Ellea reconquis les drapeaux qu’avait perdus la monarchie ; son al-liance est devenue une égide impénétrable pour les peuples qu’elleen a couverts. Une partie de l’Europe doit à sa médiation latranquillité et une meilleure organisation. Y eut-il jamais un con-cours de circonstances plus favorables et plus imposantes pourl’inauguration d’une nouvelle dynastie ? Celle que demande laFrance se présentera aux âges futurs avec les plus beaux titresl’intérêt et le choix de la nation. Cette dynastie n’aura pas moinsà s’enorgueillir d'un fondateur, que son géui place au-dessus detoutes les louanges comme de toutes les comparaisons que peutfournir l’histoire. Charlemagne fut certainement un très-grandPrince; mais le plus magnifique éloge qui reste désormais à luidécerner, c'est, de supposer que dans une position semblable, aumême période de civilisation, il aurait agi comme cet empereurqui doit imposer son nom au dix-neuvieme siècle.

Discours du Citoyen Duveyrier.

Citoyens tribuns, c’est une circonstance bien extraordinairepour le tribnnat, pour tous les corps constitués, pour toutes le»autorités de l’état, pour la France entière, de n’avoir pu procla-mer qu’auj'Hird’hui une vérité que provoquent et appellent aumoins, depuis trois ans, la nécessité manifeste, le vœu de tous lescœurs, la conviction de tous les esprits.

Et ce qui est plus remarquable encore, ce qui n’a pasd’exemple, c’est d’avoir trouvé l’obstacle le plus long et le plusdifficile à vaincre, dans la crainte de contredire les principes, etd’affliger les sentimens du héros sur lequel était fixé notre uniqueespérance.

Vous ne l’avez point oublié. Tels étaient notre convictionintime et nos désirs secrets, lorsque le 16 " Floréal, an 10, sur laproposition du président Chabot (de l’Ailier), nous avons émis levœu public qu’il fut donné à Napoléon Bonaparte un témoignageéclatant <ie la reconnaissance nationale.

Nous savions bien que, dans les grands Etats, le mode d’élec-tion temporaire, accidentelle, toujours forcée à chaque vacance duchef du gouvernement, était nu système d’aiarmes permanentes,de révoltes intestines, de révolutions, de destruction.

L’histoire nous offrait à cet égard, des exemples rares et tou-jours funestes.

Dans les teins anciens, l’empire du monde, livré aux fureurslégionnaires, aux irruptions barbares, et, dans les tems mo-dernes, l’un des plus beaux royaumes de l’Europe démembre etdétruit.

La raison, dégagée de tout enthousiasme, nous disait hautementqu’il n’était pas sage de confier l’expérience de nos malheurs, leprix de notre courage, notre gloire, notre force, notre exigence,aux hasards d’une épreuve déji condamnée par l’exemple dea