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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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siècles et des nations et contraire au svstème politique de no»voisin? comme à nos habitudes nationales.

Qui d'entre nous pouvait ignorer que, chez les Français , ledroit immémorial d’élire ses chefs fut pendant quatorze siècles,conservateur de l’empire et de lui même, parce que entraînanttoujours avec lui l’hérédité des puissans dans la famille du chefélu comme une nécessité politique bien plus que comme une con-séquence indirecte de la loi salique, ce droit d’élection n’étaitexercé que pour réparer les maux d’une héréditaire, lorsquecelui-ci ne trouvait plus que des successeurs ineptes, vicieux etdégradés.

Il fut exercé lorsque la débauche et la mollesse eurent sub-jugués les ei.faim de Clovis plutôt que l’ambition des maires du, palais.

Charlemagne n’a-t-il pas trouvé dans l'élection seule de son| glorieux pere, le droit légitime de saisir sur l’autel et de poser sursa tête la couronne que ses descendans, avilis et dégénérés, n’ontpu conserver? L’instruction salutaire de l’hérédité, et six centsans de possession, semblaient fixer la troisième race sur desfondemens inébranlables, lorsqu’en France ses derniers rejetons,lomb’s au dernier rang des hommes méprisés, auteurs constansde l’humiliation nationale et de la misere publique, proscrits pari l’indignation générale, et condamnés par une loi solennelle, ontforcé le peuple Français de reprendre, de conquérir, d’exercerencore son droit immémorial d’élire ses chefs.

L’histoire dira comment l’élection de Napoléon Bonaparte futun acte de l’estime, de la gratitude, de la confiance d’une grandenation, le plus solennel et le plus unanime dont les annales dumonde puissent conserver le souvenir.

Ces vérités étaient bien senties par chacun de nous, et s’il nousparut possible de respecter encore ses vertueux scrupules et satouchante réserve, c’est qu’énjvrés de notre bonheur, le dangerimminent de le perdre ne nous montrait pas encore la nécessitéde le garantir.

I Mais depuis l’imprudente scélératesse de nos ennemis a trahiI leurs espérances, et laissé à découvert le seul péril qui nous

| reste ; mais un péril qui menace chaque instant de notre existence,

i Us ont tourné contre nous les résultats même de notre senti»

! ment trop discret, et de notre politique trop circonspecte l’acte

i imparfait sur lequel nous bercions notre sécurité.

! L'impossibilité de toute élection pendant la vie de Bonaparte

a dirigé contre la vie de ce grand homme tous les complots! tousles attentats médités contre nous avec l’espoir homicide d’uneélection nouvelle.

L’enfer a dicté tout ensemble et les projets et les moyens ;tm nouveau sacrilège a perverti les idées pures, prophané lesnotions saintes, brisé les nœuds sacres. L’ordre moral du mondea été bouleversé, et les élémens du bien façonnés en instrumentdu mal. La paix a rallumé les torches de la guerre, et la foides nations a couvert et guidé la trahison et l’assassinat.

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