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laisse voir la race (le Charlemagne demandant vengeance, et unsuccesseur digne des trois héros qui l'ont fondée.
Ce successeur la Providence l'a formé pour nous, et elle lemontre par d’assez nombreux et éclatans témoignages, par lesœuvres héroïques dont elle a déjà surchargé sa vie.
Elle l’a fait grand pour nous, victorieux pour nous, sage etmagnanime pour nous ; sa personne, sa vie, sa famille sa gloire,son exemple, son souvenir, tout ce qui est lui nous appartient.Le bien qu’il a fait, le bien qu’il doit faire, sont nos titres ab-solus. Le passé et l’avenir le dévouent, le consacrent à la France .
Peut il se dérober à sa patrie, qui veut splendeur et prospé-rité? à l’Europe. , qui demande harmonie et repos? aux décretséternels, qui, par ce qui a été, et par ce qui est, règlent et an-noncent ce qui doit être ?
Discours du Citoyen Jaubert (de la Gironde ).
Oui, Tribuns, l’opinion publique ne peut plus se contenir.
Le vœu qu'on vous propose d’émettre s’est déjà fait entendred’une extrémité de la France à l’autre; l’honneur du nom Fran-çais , la dignité de la nation, vous commandent de l'exprime* 1avec cette énergie qui vous caractérise.
Une vérité que le tems a\ ait consacré, c’est qu’un grand Etatne peut éviter lés déchiremens qu’avec un pouvoir exécutifhéréditaire.
Le système électif n’est en quelque sorte qu’une théorie ef-frayante de révolution. Chaque mutation fait éclater des am-bitions particulières, nourrit l’esprit de faction, ouvre deschances à l’intrigue, fournit des prétextes aux novateurs, flattela jalousie de l’étranger, entretient ses espérances.
En France la doctrine de l’hérédité est nationale.
■ J’en appelle aux quatorze siècles qui nous ont précédée et àres cahie-s des assemblées bailliageres, véritables expression dela volonté du peuple.
Cependant après de longs orages, et par le choix de diversesfactions, le trône disparut.
Au milieu de l’entraînement des passions, les amis de lapatrie n’en conservaient pas moins dans leurs consciences latradition des siècles et de l’expérience sur la nécessité d’unpouvoir héréditaire à la tête d’une grande nation ; ils obéissaientaux lois que l’homme de bien respecte toujours ; mais ils se re-posaient sur l’influence de la raison publique, vivant ‘ainsi dansl'avenir de leurs descendans.
Qui l’eut espéré que cet avenir arriverait pour nous mêmes 1Ah! quelle fut notre émotion lorsqu’au 18 Brumairte, le sauveurde la France fit entendre ces paroles mémorables. La révolu-tion est fixeé aux principes qui l’ont commencée.
Que voulions-nous en 1789 ? L’intervention de nos déléguésdans la création de l’impôt ; l’abolition du régime féodal; 1 a-uéantissement de toute distinction outrageante pour les vertuset les talcus ; la réforme des abus ; le culte de toutes les idées