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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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énergique des premiers Césars, et le profond penseur de la ni# .derne Italie .

Leur réponse sera la même ; le meilleur gouvernement est celuiqui se compose de l’interveution de tous, de l’autorité de quelques-uns, du pouvoir d’uu seul ; que i’interventiou de tous soit régu-lière et tranquille, en sorte que la pensée publique, ne puisse êtrecorrompue dans son cours, trahie dans son expression.

Que les corps et les hommes intermédiaires participant par na-ture au commandement et à l’obéissance, empêchent l’obéissaticed’être servile et le commandement d’être capricieux.

Que le dépositaire enfin du pouvoir unique enfant de la natureet de la loi ne puisse être l’ouvrage d’aucune faction, d’aucunepassion, ni du cri des prétoriens, ni de la brigue des affranchis;plus le but sera grand, plus les efforts pour l’atteindre mettroutsans cesse la patrie en péril.

A ces conditions sont attachés le repos des peuples, la gloire desétals, la stabilité des gouvememens, autant qu’il appartient auxchoses humaines d’être durables.

L’hérédité éteint les ambitions, car elles y sont impuissantes,ménage l’orgueil, car nul ne peut pour ainsi dire accuser de souexclusion que le ciel même.

La plus parfaite hérédité est la plus simple, celle qui écarte leplus soigneusement jusques à l’ombre du choix et de la préférence,puisqu’enfiu ce qu’6n veut éviter surtout, par l’hérédité, ce sontles iuconvéniens et les dangers plus ou moins grands de tous lesgenres d’élection. t

C’est ainsi que la loi salique, plutôt vivante dans les coeursqu’écrite dans les livres, selon l’expression de nos historiens, a ététant de fois une loi de salut pour le peuple Français.

Et comme dans toutes les sociétés vieilles et éclairées une révo-lutii h, ou plutôt le résultat d’une révolution quand il n’est pas laperle de la liberté publique et de l’indépendance de l’état, n’estautre chose qu’un retour aux anciens principes, avec des moyensnouveaux, nous sentons aujourd’hui la nécessité de ressusciter cepacte antique, et d’en faire une nouvelle application.

Digne sujet de méditation que ce retour des mêmes événementpar les mêmes causes, des mêmes châtimens par les mêmesfautes.

Ce que nous voulons faire aujourd’hui pour cette famille dontnous avons tout à e»pér- r et rien à craindre, nos peres l’ont faitpar les mêmes motif», et dan» tes mêmes circonstances, pour cetteautre famille dont nous avons aujourd'hui tout à craindre et rien àespérer.

L’héritier des Carlovcnttien», innocent encore d'avoir porté lesarmes contre sa patrie, mat» coupable de s’être rendu vassal etstipendiaire de l’é> ramier et de IVuuemi des Fiançaise, tut par làmême, et d’un consentement m iversel, déchu de la couronne.

Les partisans de Hu, ues Capel, dit uu historien, dont le texteest d’autaut plus remarquable qu’il écrivait par l’ordre et euquelque