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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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façon sous la dictée de Louis XIV., les partisans de Hugues Capet ,disaient paitout qu’un transfuge et un déserteur de 1 état, le vassald’un roi de Germanie dont les peuples étaient autrefois soumis àla couronne et qui étaient devenus ses plus ordinaires ennemis,n'était guère propre à être roi des Français ; qu’en renonçantainsi à sa patrie, il avait a plus forte raison renoncé à toutes lesprétentions qu’il pouvait avoir au trône, et qu’il fallait trouverdans le royaume un homme digne de gouverner.

Huit cens ans après cette époque, nous nous retrouvons dan*les même ternies, nous répudions par les mêmes raisons une fa-mille qui, après avoir rendu de longs et importuns services, estdevenue, par l’oubli de tous ses devoirs, inutile à notre gloire,funeste à notre repos, ennemie de nos lois, étrangère à nos mœurs.

Comme nos ancêtres, nous avons été obligés de chercher unhomme parmi nous digne de nous gouverner.

Dans la décrépitude de la monarchie et dans la lie d’un gou-vernement tout corrompu, nous ne pouvions rien trouver qui res-semblât à un pareil homme.

Nous avons supporié avec le courage de la résignation, tous lesinconvéuiens attachés à des gouveruemens multiples et électifs,passage lri«te, mais inévitable. Tous ont porté dès leur naissanceun germe de divisions intestines, qui s’est dévélnppé en discordespublique», hors celui-là seul qui a fait une si glorieuse exception,qui a formé un si heureux prélude, et dans lequel nous avonstrouvé l'homme digne de l’empire et deux hommes dignes d’êtreses amis ses coopérateurs, dout la patrie n’oubliera jamais les ser-vices, les talens et les vertus.

Dans la fermentation de toutes les passions généreuses qu’unegrande révolution exalte sans mesure, et dans une nation aussiforte, il devait sans doute se former, se montrer enfin cet hommedigne d’elle.

L’événement était infaillible, l’époque était incertaine.

Enfin il a paru.

Vous n’attendez pas que je vous parle ici de sa personne et desa gloire.

Que sont les bornes d’une opinion de quelques minutes pourembrasser celte vaste renommée, pour caractériser cette supério-rité si grande et si incontestable, que le plus vain ne trouve pa*même qu’il y ait du mérite à la reconnaître.

Je remarquerai seulement qu’il réunit au même point la gloirecivile et la gloire militaire, concours rare, mais condition indispen-sable, il fallait attendre jusqu’à ce quelle fut remplie.

On le compare à Charlemagne , et je suis étonné de la persévé-rance de cette comparaison éternelle.

A Dieu ne plaise que je veu'lle déprécier un grand conquérantet-un grand législateur : mais Charlmtacue devait la moitié de saforce et de sa grandeur à l’épée de Chartes Martel et à celle desPépins.

Celui-ci doit tout à lui même et à la génération qui a combattu,