Buch 
Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
Entstehung
Seite
13
JPEG-Download
 

13

SOUS LA DOMINATION 'ROMAINE.

Gervais, et qui remplit à peu près lintervalle entre ces deux points, était nom-mée, au treizième siècle, la place du Yieux-Cimetière, Plalea veteris cœmeterii.

Labbé Lebeuf nous apprend quen 1717 on construisit des maisons entre légliseSaint-Gervais et la rue du Monceau, et quà douze pieds au-dessous du sol ondécouvrit plusieurs cercueils en pierre, fort anciens, comme lindiquait la pro-fondeur de leur gisement. En 1818, pour établir une conduite deau, on creusaprofondément les rues du Monceau et du Martroi : on trouva, notamment prèsde 1 église Saint-Gervais, un grand nombre de tombeaux en pierres tendres,dont les fragments purent remplir douze à quinze charrettes. Les corps et mômeles os étaient entièrement pulvérisés; ce qui prouve la haute antiquité de cesmonuments et les principes éminemment dissolvants contenus dans le sol.

Ainsi, les habitants du faubourg septentrional de Paris avaient, sous la domi-nation romaine, deux champs de sépulture à leur proximité : celui dont on vientde parler, et celui de lemplacement de la rue Vivienne qui paraît avoir été par-ticulièrement consacré aux morts opulents. On verra quil en existait un autrebeaucoup plus étendu, dans la partie méridionale de cette ville, dont je parlerai.

Telles sont les antiquités trouvées dans la partie septentrionale de Paris :

1 aqueduc de Chaillot, les réservoirs du Palais-Royal, les antiquités de la rueVivienne, et les deux cimetières.

ANTIQUITÉS DE LA PARTIE MERIDIONALE DE PARIS .

Cette partie, aujourdhui moins étendue, moins peuplée que la partie septen-trionale, était, pendant la période romaine, bien plus riche en monuments eten institutions religieuses, civiles et militaires. Alors, et longtemps après, elleétait qualifiée de faubourg, et nommée Lucotilius ou Locoiitie , comme nousappiennent diverses pièces historiques; et ce nom, à la désinence près, est lem ^aeq ue celui pq e j a a pp e ]ji i u t e tia ou plutôt Lucotetia.

usieurs routes ou voies, dont deux seules sont connues, traversaient ceau ourg. La principale, partant du Petit-Pont et suivant la direction de la rueamt-Jacques, longeait à droite lenceinte du palais des Thermes : ensuite,s e e\ant comme le coteau, dont la pente était autrefois plus roide quelle nestaujourd hui, elle laissait, à gauche des vignobles, et à droite un lieu que je con-jecture avoir été consacré à Bacchus, puis les places et avenues qui précédaiente palais. Parvenue à la hauteur du plateau, cette voie, après avoir traversé lesm P cements de la Sorbonne et des Jacobins, dans la direction dune rue quiexisté entre lemplacement de la Sorbonne et léglise Saint-Benoît, se prolon-e a * en * re un camp romain et un vaste champ de sépulture, à travers lancienj l acemen t des Chartreux, et allait aboutir à Issy , et de à Orléans .

Gai * S , eCOI1 ^ e vo ' e na i ssa it de la précédente, à peu près à lendroit la ruepre^'** ^^* >ouc * lc ans celle Saint-Jacques, et, suivant la direction de cettedes' 451,0 rUC 6t CC ^ e M 0, d a gne-Sainte-Geneviève, sélevait au milieu

aD V |? I10 ^ es iasRuau plateau. Arrivée à ce point, elle avait à gauche un lieu* 6 !\ S f r ^ nes destiné aux spectacles publics. A droite, et sur lemplacementme c 1 édifice du Panthéon , étaient des exploitations de terres propres à