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SOUS LA PREMIERE RACE.
» reposent.» Je reviendrai sur celte église, et décrirai, à leur époque,gements qu’elle a éprouvés. , , .. r1n v„v.-
basilique saint-vincent et sainte choix, depuis nommee eg 1baye Saint-Germain-des-Prés . Le roi Childebert , fils de Clovis , en _ lnbi-parcourant et pillant l’Espagne , vint assiéger la ville de Saragosse .tants ne prirent point les armes pour se défendre; ils récitèrent es pn ’couvrirent de cilices, et firent des processions autour des rempar s, ^
avec confiance la tunique du bienheureux saint Vincent. Ce stngu ier modéfendre une place frappa d’étonnement et de terreur le roi G w e erle siège et alla porter ailleurs le fléau de ses armes. Ayant ravage unepartie de l’Espagne , il revint dans la Gaule , chargé de dépouilles, esubstance du récit de Grégoire de Tours .
Un autre écrivain dit que Childebert , voyant la tunique de saint ,ncen a ^promenée autour des murs de Saragosse , fit appeler 1 évêque de cette vi e,lui demanda cette relique, qui lui fut accordée. Muni de cet objet précieux,Childebert vint à Paris , et y bâtit l’église Saint-Vincent. .
L’auteur de la Vie de saint Doctrovée, premier abbé de Saint-Vincen , pade l’expédition d’Espagne par Childebert , et ajoute que ce roi «enleva e» de Tolède une croix d’or, enrichie de pierres précieuses, fabriquée, ainsi» le rapporte, pour le roi Salomon; trente calices, quinze patènes, et vin» ca» settes destinées a contenir les Évangiles. En prince très-dévot, au heu e s^ap» proprier ces objets, il les distribua aux églises. Il en fit bâtir une dans un au» bourg de Paris , faubourg autrefois nommé Lucotitius, et voulut que san
» eût la forme d’une croix , en mémoire delà croix qu’il avait apportée e 0L ’
» dont il fit présent à cette église, ainsi que de plusieurs ornements e gra ^
» prix. » Le légendaire donne ensuite la description de cette basilique. « e» arceaux de chaque fenêtre étaient supportés par des colonnes de mai re r» précieux. Des peintures, rehaussées d’or, brillaient au plafond et sur es mur» Les toits, composés de lames de bronze doré, lorsque les rayons du so ei v» naient à les frapper, produisaient des éclats de lumière qui éblouissaient e.
» yeux. Ce n’était pas sans raison, d’après tant de magnificences, qu on nommai» autrefois, par métaphore, cet édifice le palais doré de Germain. »
Ce roi, qui pillait les églises pour en enrichir d’autres, ne borna point sespieuses largesses à des bâtiments, à des reliquaires ; il dota richement la basi ique Saint-Vincent et Sainte-Croix; et, peu de temps avant sa mort, en an558, il lui donna le fief d 'Isciac ou â'Issy , et tout ce qui en dépendait, le coursde la Seine , l’une et l’autre de ses rives, des bois et des prés, et des teirainsdans Paris ; et à toutes ces donations, il joignit celles des pêcheurs, des ser sinquilins, des serfs affranchis, des ministériaux, excepté ceux auxquels il avaiaccordé l’ingénuat ou la liberté (1). Ces donations, funestes b l’accroissement, auxembellissements de Paris , comme on en verra dans la suite plusieurs preuves,furent faites le 23 décembre 558 à l’évêque de Paris , connu sous le nom de saint
(1) Celte charte de donation , ainsi que la charte par laquelle saint Germain exempta celte église etses propriél es de la jurisprudence épiscopale, ont vigoureusement été taxées de fausseté par le oc eur
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