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SOUS LA PREMIÈRE RAGE.
Saint-Martin-des-Champs. Il est présumable qu’après sa ruine totale elle nefut pas rétablie au même endroit, mais qu’on la réédifîa, comme je l’ai dit, sur1 emplacement de son cimetière, à la place d’un oratoire qui, suivant l’usage,devait s’y trouver. Cette église fut entièrement reconstruite au quinzième siècle,dédiée en 1429, augmentée en 1548, en grande partie reconstruite en 1595, etconsidérablement réparée et enrichie d’un portail en 1622.
Le dessin de l’autel principal a été fourni par Lepautre ; on y remarque la cha-pelle des fonts baptismaux, une sainte Apolline, de Bougron, et le Martyre desaint Laurent, par Greuse.
saint-mautin-des-champs , église et monastère situés rue Saint-Martin, entreles n os 208 et 210.
Saint Martin fut d’abord le patron des Francs, et devint, après sa mort, le saintle plus révéré de son temps. Sa chape était portée aux armées comme le palla-dium, de la France , l’étendard de la victoire. L’abbaye de Saint-Denis , devenuepuissante, jalouse de l’immense crédit de saint Martin, parvint bientôt à lediminuer : et la chape de ce saint fut supplantée par l’oriflamme de Saint-Denis .
Saint Martin, pendant que sa puissance était encore prépondérante, dut avoirun cuite à Paris . Sans parler d’une petite chapelle construite en branches d’ar-bres dans la Cité, et dont Grégoire de Tours fait mention, il est certain qu’ilexistait au nord de Paris , sous le nom de ce saint, un établissement plus durable.Dagobert I er , dans un diplôme de l’an 629, accorde une foire à l’abbaye Saint- Denis , et en fixe le champ sur le chemin qui conduit de la Cité dans un lieunommé le Pont ou le Pas Saint-Martin. Dans un plaid de Childebert III , dean 710, on lit que ce champ de foire est situé entre les basiliques Saint-Martin çt Saint-Laurent : Inter sancti Martini et sancti Laurentii baselice. De ces notionsi résulte qu entre le champ de foire qui devait être situé près de l’arc de triom-P g Saint-Denis et la cité de Paris , il se trouvait, sur la route de cette villeun tablissement religieux portant le nom de Saint-Martin , et qualifié basilique.
Gt établissement existait avant les excursions des Normands, puisqu’ils le dé-ruisirent, comme le porte un diplôme de 1060, par lequel Henri I er atteste sar ume, et déclare son intention de le réédifier. Je citerai en son lieu les expres-sions de ce diplôme, en continuant la description de cette église, dont il meu t, quant à présent, d’avoir constaté l’existence et l’emplacement.
S j U . NT-PIERftE > chapelle située rue Saint-Martin, entre les n os 2 et 4. Il paraîtpelle' 0 ^ 8 ' U S ' X '^ me s '*^ e existait, vers ce lieu, une petite cellule ou cha-4 de^' de monuments historiques a ici, comme ailleurs, laissé place
na» COn ^ ectures 9 ue je ne produirai pas ici. Medericus ou Merri, et son com-occ' 0n ^ roi ^ u ^ us ou Fr°u, vinrent, à une époque qu’on ne peut préciser,élevè^ Une CG " u ' e c f u * ex ' s f a *f déjà ou qu’ils construisirent en ce lieu ; ilspn ,, ren ^ au P r ès un petit oratoire dédié à saint Pierre. Saint Medericus mourut
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reçut Gt S ° n ^ om ^ eau ^ vénéré comme celui d’un saint. La chapellel’an 8-i() 0US ^ SeC0nt ^ e race ’ nom du sa ' n t dont e H e recelait les cendres. Dès(j 0n j ~ Utl diplôme de Louis-le-Débonnaire lui donne le nom de Saint-Mëdèric,reste^d' 001 ^ 30 *' 011 ° n 3 ^ ce ' u * t * e Samt-Mèn. On trouvera ailleurs ce quia >re sur 1 histoire de cet établissement religieux.