53
SOUS LA PREMIÈRE RAGE.
Agilbertus succéda, vers l’an 669, à l’évêque Importunus. Avant d’être élevéau siège de Paris , Agilbertus avait, pendant quelques années, rempli les fonc-tions dévêque en Irlande . Si, dans ce pays étranger, il acquit quelques con-naissances dans la religion ecclésiastique, il n’y puisa point de préceptes demorale-, on en jugera par le trait suivant : Ébroin, maire du palais, après labataille de Lafau, poursuivit son ennemi, le duc Martin, qui se réfugia dans laforteresse de Laon . Ébroin , craignant de perdre trop de temps au siège de cetteplace, résolut d’employer un moyen plus expéditif. Il députa auprès du ducMartin deux évêques, Agilbertus de Paris , etRégulus de Reims , qui, au nom deleur maître, promirent la vie à ce duc, s’il consentait à rendre la place, et cor-roborèrent cette promesse par un serment solennellement prononcé sur unreliquaire. Ce serment, prêté par deux prélats sur un objet sacré, détermina leduc Martin; il rendit la place. Mais à peine en fut-il dehors, qu’il se vit assaillipar les gens d Ébroin , qui, violant la foi jurée, le saisirent et le poignardèrent.
Les autres évêques des derniers temps de la première race, mentionnés dans
es (atalogues ou dans les Chartres , ne le sont pas dans l’histoire.
H convient, pour compléter le tableau moral de cette période, de rassem-er un petit nombre de traits propres à caractériser les mœurs de la noblesse,e ces hommes privilégiés connus sous le nom de leudes, domestiques, ducs,comtes, etc. Cette classe aristocratique se composait ordinairement de Francs
et de Romains.
tai^ CS ' eU< ^ S ’ ^ rancs d’origine, ne remplirent d’abord que des fonctions mili-r es , ce fut parmi les Romains un peu lettrés que les rois choisirent desréfé-aires, des percepteurs d'impositions, et des comtes chargés de rendre la'ce. Ces deux classes, d’abord distinctes sous le rapport des mœurs, se eon-lureiR 61 ^ k* en ^’ Les habitudes des Francs, fortifiées par le pouvoir, préva-le SUr C6 " es ^ es ft° mains asservis. Ces derniers se laissèrent entraîner par
oirent de la barbarie; cependant il se conserva encore des nuances diversesn p re es mUiUrs des uns et celles des autres.
race° Ur ^ ° n ^ U ' SSe î u » er de ' a fidélité et de la probité des nobles de la premièreju"er^ e f *° nne * C ' * a dation d’un voyage contenant des traits propres à les faire
avec R' 30 ^ mar ’ a ® e Rigonthe, fille de Chilpéric et de Frédégonde ,
voqu eCai ^ e ’ P r ' nce des Goths, fut conclu. Chilpéric se rend à Paris , y con-rache d^ ^ U< ^ eS ° u ^dèles, et fait célébrer le mariage. Par ses ordres, on ar-l’ai d> G ' ClH ^ er un ë , ant I nombre de familles parisiennes, pour, comme jeChilpé'• Sm ' r a * a P om P e du cortège de sa fille. Tous les apprêts sont faits,raie ^ ^ onn ® a Itigonthe des trésors immenses. Frédégonde , plus libé-une ÜCOre rcnc *'érit sur la générosité de son mari, en ajoutant à ces donsChilpéri' ntl1 ^ ^ onna,lte d’or, d’argent, de bijoux et de vêtements précieux,gieux' * C ^ SCS * eu ^ es ’ f^ mo ' ns de ces dons, semblèrent s’étonner de ce prodi-fiu’elles 0 ^ I ' c * ie!iscs ‘ Frédégonde prévint leurs reproches, en leur disanttaient d ^ ^ rovenaient P oil| t do trésor des anciens rois, mais qu’elles résul-lê fruit e ,*° 11 '" C0n0l "'e, de la bonne administration de ses biens, quelles étaient1 u ses é P a,, gnes et des préseuts qu’elle avait reçus de son époux. Cin-