SOUS LA SECONDE RACE. S*
Charlemagne promulgua un très-grand nombre de lois, et eut la force de lesfaire exécuter. Ses successeurs en publièrent beaucoup aussi, mais elles ne furent
pas toujours suivies de leur exécution.
Ce 28 janvier 81k, Charlemagne mourut dans son palais d’Aix-la-Chapelle ,et laissa une renommée de grandeur qu’il devait à sa vaste domination et à lasupériorité de son génie. Je ne parlerai point ici de ses successeurs, de ceLouis-le-Débonnaire , si dévot, si doux , si faible, et si cruellement outragé parses fils; ni de Charles-le-Chauve , dont la méchanceté , la faiblesse et l'impéritiettèient la ruine de la dynastie carlovingienne. Ces princes, guidés ou plutôttrompés par la noblesse et le clergé, livrèrent la Gaule aux plus affreux désor-dres 1 et se laissèrent entièrement dépouiller de l’autorité souveraine par ces
deux classes.
Ainsi l’absence de fortes institutions, l’usage des souverains de partager leursEtats entre leurs fils , le caractère faible des successeurs de Charlemagne , l’am-•lion des ducs et des évéques, toujours prêts à profiter de cette faiblesse,répandirent sur la Gaule un torrent de calamités, et procurèrent, aux dépenses ro ' s des peuples, une désastreuse consistance au régime féodal, le piree tous les régimes. A ces malheurs il faut joindre les nombreuses incursionses Normands, qui, pendant près d’un siècle, vinrent à diverses reprises, et sur■fferents points, piller et dévaster la Gaule . Ces brigands, à la faveur du dés-re général, purent souvent, sans rencontrer d’obstacles, assouvir leur bar-bare cupidité.
de^r* S eU ^ Sa dcs événements désastreux qui affligèrent les autres lieuxf a Eaule, et cette ville fut aussi une notable victime de la faiblesse des rois
e u brigandage de ces étrangers.
es P ertes de Paris sous la seconde race ne furent compensées par aucunavantage, si ce n’est que ses églises s’enrichirent d’un très-grand nomb redeiques, objets alors d’une haute importance pour le clergé. Je dirai, dans la’ comment ces richesses furent acquises ; mais je dois auparavant exposerommairement 1 historique des incursions des Normands, et des maux qu’ils-T * Ce ^ e v ' de ’ Eès l’an 808, ces Barbares commencèrent à infester les
tenté P ^ ^ aU * e ‘ h rent remonter leurs barques par la Seine , et
EnfP^ ^ ^ n ^ rer dans l’* n térieur de la Neustrie -, ils en furent repoussés,d’h h - *' S remon l® ren t sans obstacle cette rivière, pillèrent tous les lieuxbuUn' ta * 10n S '* U ^ S sur * une p t l’autre de ses rives, puis se retirèrent chargés depar R ® nco _ ura gés par ce succès facile, en 8k5, les mêmes étrangers, conduitss’ava a ° Cna ' re ’ moi| tés sur cent vingt barques, font une nouvelle expédition, etdispo^ 61 '^ ^ USC * U a Earis. Ils s’y présentèrent la veille de Pâques . Rien n’étaitOn n § i^° Ur défense < tant était faible et vicieux le gouvernement d’alors,prêtre ^ °^° Sa aucune résistance. Les Parisiens désertèrent leur ville; lesla f u i» S CS rao ' nes ’ avec leurs trésors et leurs reliques, prirent brusquementProie d ,^° U * ^ resla ' t de biens dans cette place sans défense devint laarmée ^ ^° rmands ' Cependant l’empereur Charles-le-Chauve , à la tête d’uneces en' Savan f e Î US( 1 U a l’abbaye Saint-Denis; mais, n’osant pas combattreooenps, il s arrête dans cette abbaye. Là, il traite avec eux, et, pour s’eu