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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOM LX SECOr " >E .^ nsleure (liS «ts

Le comte, Vévêque, les abbés de Paris une autorité souveraine ;

respectifs, et sur les villages quon leur aval c officiers à linstar des rois ;

ils avaient leurs troupes, leur palais, leur cour, eu arm ées, et faisaient lails percevaient à leur gré des contributions, evaie qualification de légi-

guerre. Toutes ces usurpations ont, dans la sui e,

Urnes, et se sont maintenues comme des nobles, des oppresseurs,

La classe de ces seigneurs souverains e ai non nobles, divisée en

et des hommes qui détruisent. La . était celle des opprimés et de

ingénus, ou hommes libres, en serjs ou 1 . . . nue les ingénus ôtaient,

cc», qui produisent. On s oit, par différente les l0M -

pour les nobles seigneurs, les objets d une pers e ^ ,, venir dans leurs

mentaient par des vexations de toute esp ce. sPossédaient-ils des ri-maisons pour y faire un service pemb e QU leurs officiers, sous

cbesses, les comtes, les vicomtes, les évêqu , pouillaient de leurs biens,

de vains prétextes, et par des moyens miqu , , ur ^ es faire marcher

Étaient-ils peu favorisés de la fortune, les faisaient condamner à

à la guerre; ou bien, sils étaient dans « ^ Âlors ccs malheureux,

des amendes qui excédaient la valeur de leu p 1 était étouffée, se

pour subsister dans un pays et dans un temps ou i ^ ^ ^ yrer \ euv personnevoyaient réduits à renoncer pour toujours à leur i Q ^ dition de8 ser fs différaitet leur postérité aux chaînes de lesclavage,. ® ° achetaient, les ven-

peu de celle des animaux domestiques ; leur dp f oue t étaient la

daient, pouvaient les battre et les tuer. Cent cmquan e Commettaient-ils

punition quils leur infligeaient pour les fautes es p u une ma in ;

des fautes plus graves, on leur coupait les oreilles,

on leur arrachait les yeux ou la vie. se i ïï neurs féo-

Sans nous arrêter aux actes tyranniques des comtes e JL on s quà

daux, actes exercés sur la portion la plus utile de a soci ^ g croissa ientmesure que la féodalité acquérait des forces, les ca ami P

et devenaient toujours plus graves. m ,atorze années de

Dans lespace de vingt-trois ans, les chroniques in îqu de 8G8 et de

famine extrême. Et pendant quatre années, celles e » h.p«or< r cr pour se

«*. » « 4»*. ^ K»'' 1, l " SXeIL abbées

nourrir de chair humaine. Ainsi, depuis 8+3 jusqu en , pouvaient

les hommes mouraient de faim surpassa celui des année : nrpn( ]i c s devivre. Si, à ce tableau des famines, je joignais celui des frequents incendies ^châteaux, de villes, celui des massacres de leurs habitants, eni g , indi _

vastations causées par les guerres continuelles delanaicne e0 ignorantsgnerait contre les orateurs, les écrivains et les fonctionnaires, t de

ou assez perfides pour louer et regretter le régime inferna qui a Pmaux. On vit encore, pendant le reste de la période carlovmg.enne un tics^

grand nombre dannées de famine et de pestilence , mais pour p ti ps \qm-les lecteurs, je ne citerai que les années 895, 899 et 9M), pen an es ^ urs

manité eut encore à gémir de voir de malheureux aflames arrac îer

semblables pour les dévorer.