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maîtrise. Ces enfants assistaient aux enterrements : on les connaissait sous lenom d 'enfants bleus, à cause de la couleur de leurs habits.
Les bâtiments de cet hôpital furent entièrement démolis dans les premièresannées de la révolution : on a bâti, sur leur emplacement, des maisonnettesdisposées en rues régulières. L’église, qu’on avait fait reconstruire en 1598, etdont le portail fut élevé en 1671, sur les dessins d’Orbay , a été démolie en 1817.
hôpital sainte-catherine, situé rue Saint-Denis, au coin méridional de larue des Lombards, fondé vers Fan 1184. 11 porta d’abord le nom d 'Hôpital despauvres de Sainte-Opportune, et fut administré par des frères hospitaliers (1).Une bulle du pape Honoré III , de 1222, met cet hôpital sous la protection duSaint-Siège , et le nomme YHôpital de la Maison-Dieu-Sainte-Catherine. Auxfrères hospitaliers se joignirent des sœurs. On ne sait quels désordres résul-tèrent de cet amalgame; mais, en 1521, François Poncher, évêque de Paris , ren-voya les frères et conserva les sœurs. Ces religieuses de l’ordre de Saint-Augustin avaient, dans l'origine, pour principale obligation, celle de loger lespèlerins, de loger et de nourrir, pendant trois jours, les femmes ou fdles quicherchaient à entrer en condition, ou qui, venant à Paris pour d’autres affaires,n’avaient pas le moyen de se procurer un asile. — Les bâtiments de cet hôpitalfurent, démolis pendant la révolution, et des maisons particulières se sont éle-vées sur son emplacement.
A la suite de la notice des églises et des maisons religieuses, il convient deplacer celle des] établissements non moins utiles, des collèges et des écoles qui,pendant cette période, commençaient à prévaloir à Paris ; j’y joindrai la noticedes institutions civiles.
collège de coNSTANTiNorLE ou collège grec, situé cul-de-sac d’Amboise ,près la place Maubert. On a dit sans pireuve qu’il fut fondé en 1206, à l’occasiondu projet de réunion des églises grecque et latine. Quoi qu’il en soit, ce collègeexistait au quatorzième siècle; en 1362, mal administré, il tombait en déca-dence, puisqu’il n’y restait plus qu’un seul boursier. Alors Jean de la Marche leprit à loyer, et en forma un nouveau collège qui, dans la suite, reçut le nom dePetite Marche , et fut, en 1420, réuni au collège de ce nom.
collège des bons-enfants , situé dans la rue qui porte ce nom, près duPalais-Royal. C’est le second ou le troisième collège établi à Paris , et c’est lepremier qu’on y ait destiné à des nationaux : il fut fondé en 1208 par quelquespersonnes qui avaient contribué à l’établissement de l’église Saint-Honoré. Cecollège reçut d’abord le nom d 'Hôpital des pauvres Écoliers; ils méritaient cettedénomination ; car ces jeunes et malheureux élèves étaient obligés chaquejour, pour vivre, de demander l’aumône dans la ville, comme le faisaient plu-sieurs communautés religieuses.
Les libéralités de quelques personnes bienfaisantes, notamment celles du cé-lèbre Jacques Cœur , procurèrent à ce collège un revenu suffisant, et les écoliersne furent plus réduits à implorer la charité des habitants de Paris . Dès que ce col-lège eut obtenu de l’aisance, il devint la proie du chapitre de Saint-Honoré, au-
(1) En dehors de chaque porte de la seconde enceinte de Paris se trouvait un hôpital ou hôtellerie.
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