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sa luxure effrénée, de les faire jeter du haut de la tour de Nesle dans la Seine .Voici ce que dit Brantôme : « Elle se tenoit à l’hôte! de Nesle à Paris , laquelle,
» faisant le guet aux passants, et ceux qui lui revenoient et agréoieut le plus, de" quelque sorte de gens que ce fussent, les faisoit appeler et venir à soy, et,
* après en avoir tiré ce qu’elle en vouloit, les faisoit précipiter du haut de la» tour qui paroît encore, en bas, en l’eau, et les faisoit noyer. Je ne veux pas’* dire que cela soit vrai ; mais le vulgaire, au moins la plupart de Paris , l’af-" firme; et n’y a si commun qu’en lui montrant la tour seulement et en l’in-” terrogeant, que de lui-mesme ne le die. » Le poète Jean Second , dans unepièce de vers qu’il a composée sur l’hôtel de Nesle, appuie l’assertion de Bran-tôme. Villon , qui écrivait ses vers au quinzième siècle, dans un temps plus''approché de l’événement, ajoute son témoignage, donne quelques détailsuouveaux, et nous apprend que les malheureuses victimes de la débauche et dela cruauté de cette princesse étaient renfermées dans un sac, puis jetées àla rivière. Buridan, qui devint célèbre dans les écoles de Paris au quator-zième siècle, échappa au piège on ne sait comment. L’historien Gaguin ne con-teste pas le fait, il le confirme et le développe ; mais il se plaint avec raison<le ce qu’on l’attribue à Jeanne de Navarre , qui ne vivait pas du temps de Bu-r ‘dan. La reine coupable de tels excès était plutôt Jeanne de Bourgogne , déjàdécriée par ses débauches, contemporaine de Buridan , et qui, pendant les huitannées de son veuvage, séjourna à l'hôtel de Nesle.
bans la période précédente, il s’était établi à Paris neuf collèges, et, dans,celle qui nous occupe, on en fonda trente autres. L’esprit public se pro-nonçait clairement en faveur des institutions enseignantes et faisait espérermieux. Mais ces collèges, qu’il ne faut pas assimiler à ceux des dix-septièmee t dix-huitième siècles, offraient encore de faibles moyens ; ils se composaientchacun d’un principal, de quelques maîtres dominant, enseignant, flagellantfiix ou douze pauvres écoliers qui n’avaient pour subsister que trois ou quatres °us par semaine, et qui se trouvaient souvent obligés de demander l’aumône,°u de remplir quelques services avilissants dans les églises, ou chez des parti-culiers. On pourra juger, d’après le fait suivant, de l’état physique des écoles del’aris pendant cette période. La faculté des arts faisait ses cours dans la rue dul’ouarre. L’Université se plaignit, en 1358, au régent Charles V , de ce que cette>'ue était chaque nuit encombrée d’immondices et d’ordures fétides apportées.Par des hommes malfaisants; que de plus on enfonçait les portes de l’école,,qu’on y introduisait des filles publiques, des femmes malpropres, qui y passaientla nuit, et souillaient de leurs excréments les lieux où se plaçaient les écoliers,auisi que la chaire du professeur. Sur cette plainte le régent ordonna qu’il se-rait établi deux portes aux extrémités de la rue du Fouarre, nommée alors duleurre, et que ces portes seraient fermées pendant la nuit. Le besoin de se pré-server des brigandages que les écoliers et autres personnes commettaient dans.Paris , fit adopter cette précaution par les habitants de plusieurs aulres rues :celles des Deux-Portes, située entre les rues de la Harpe et de Hautefeuille, des.Deux-Portes-Saint-Jean, des Deux-Portes-Saint-Sauveur, etc., ainsi que la rue des.1 mis-Portes, place Mauberf, etc., doivent leurs noms à une pareille précaution,