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I11ST01 RE DE PALUS
son église fut choisie pour être, sous le nom de Sainte-Madeleine, l’église parois-siale du premier arrondissement de Paris. Depuis l’achèvement de la Madeleine,l’église de l’Assomption est restée fermée.
petites-coude mères, couvent situé rue de Grenelle-Saint-Germain . En 1628,il se détacha du couvent des Cordelières, établi au faubourg Saint-Marcel, unessaim de religieuses qui vinrent s’établir dans une maison située au cloître deSaint-Marcel. Elles allèrent de là rue des Erancs-Bourgeois, au Marais ; et enfinacquirent, en 1687, l’hôtel de Beauvais, situé rue de Grenelle-Saint-Germain , où,deux années avant, le doge et quatre sénateurs de la république de Gênes avaientlogé, lorsqu’ils vinrent faire satisfaction à Louis XIV . L’archevêque de Paris , pardécret du 4 juin 1749, supprima, on ne sait pourquoi, ce couvent de religieuses.Leur maison et leur jardin furent vendus à divers particuliers, qui y ont faitbâtir des hôtels.
carmélites, maison religieuse située rue Chapon, entre les n os 17 et 25. Lescarmélites de la rue Saint-Jacques, dont j’ai parlé, réunirent, en 1617, quelques-unes de leurs sœurs dans une maison de la rue Chapon, où elles se bâtirent devastes édifices. Cette maison étant supprimée en 1790, les bâtiments et jardinsfurent vendus à divers particuliers.
val-de-grace, abbaye royale de bénédictines, située rue du faubourg Saint-Jacques, entre les n os 277 et 279. — Dans une vallée, près de Bièvre-le-Chûtel,existait, depuis le neuvième siècle, une abbaye de religieuses appelée Yal-de-Grâce. Au commencement du dix-septième siècle, celte maison tombait en ruineet se trouvait menacée par de fréquentes inondations. Les religieuses résolu-rent de transférer leur abbaye à Paris ; elles achetèrent à cet effet, au mois demai 1621, un vaste emplacement au faubourg Saint-Jacques, avec une maisonappelée le Fief de Valois ou VHôtel du Petü-Bourbon. La reine Anne d’Autrichepaya 36,000 livres, prix de cette acquisition, et se fit déclarer fondatrice. Le 29septembre 1621, les religieuses de l’abbaye du Val-de-Grâce vinrent occuperleur nouveau monastère. Anne d’Autriche , après vingt-deux ans de mariage,inquiète de ne pouvoir donner un héritier à la couronne, fit vœu d’élever untemple au Seigneur si ses désirs se réalisaient. Enfin, le 5 septembre 1738, elleeut le bonheur inespéré de mettre au jour un fils qui régna dans la suite sousle nom de Louis XIV . Après la mort de Richelieu et du roi son époux, parfai-tement libre de ses volontés, elle voulut s’acquitter des engagements qu’elleavait contractés envers les habitants des cieux. Elle fit reconstruire entière-ment, et avec une somptuosité digne de sa reconnaissance, l'église et le couventdu Val-de-Grâce. Le 1 er avril 1645, la reine et le jeune roi son fils vinrent, engrande cérémonie, poser la première pierre de cet édifice. Les travaux com-mencés furent bientôt suspendus par les troubles de la minorité de Louis XIV ;on les reprit en 1655 : continués avec activité, les bâtiments claustraux furentachevés en 1662, et ceux de l’église en 1665. Le célèbre François Mansard four-nit les dessins de l’église, et la fit exécuter jusqu’au rez-de-chaussée; mais,par l’effet des intrigues de cour, il se vit forcé d’abandonner la direction decet édifice. On lui substitua Mercier et d’autres architectes bien inférieurs, quimodifièrent les plans du premier artiste. Mansard, piqué de se voir si sottement