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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS LOUIS XIII .

filles de la conception, ou religieuses du tiers-ordre, couvent situé rueSaint-Honoré, en face de léglise de Y Assomption. Anne Petau, veuve de RenéRegnaut, conseiller au parlement, donna, en 1635, 40,000 livres au couvent desFilles de la Conception de Toulouse , pour obtenir treize religieuses de cet ordre,qui vinrent immédiatement à Paris . Malgré les donations dont elles lurent gra-tifiées, les filles de la Conception étaient fort endettées, et se trouvaient, commequelques autres couvents, dans le cas de faire faillite; mais le sieur dArgenson,en 1713, détermina le roi à établir une loterie, dont les bénéfices leur appar-tinrent. On sait quel prix ce magistrat de mœurs corrompues mettait aux servi-ces quil rendait aux couvents de religieuses. Ce couvent fut supprimé en 1790.

filles de limmaculée conception, ou récollettes, couvent situé rue duRac, à langle septentrional de la rue de la Planche. Les religieuses récollettesde Saint-Nicolas de Tulle achetèrent, avec lautorisation de labbé de Saint-Ger-main, une maison, rue du Bac, elles sétablirent en 1637. En qualité derécollettes, elles étaient sous la direction des frères récollets. Ceux-ci se trouvanttrop éloignés de leurs sœurs, obtinrent facilement, dans ce temps de prospéritémonastique, la permission de faire bâtir un hospice de récollets, rue de la Plan-che, à côté de celui des récollettes. Ce voisinage fut une source de désordres etde querelles que termina un arrêt du conseil du roi, du mois de mars 1708, con-damnant les frères récollets à se séparer de leurs sœurs de la Conception imma-culée. Elles durent ce dernier titre à Marie-Thérèse dAutriche, qui obtint unebulle, du 18 août 1663, pour autoriser ces filles à prendre lhabit, l'institut, larègle et la dénomination de religieuses de Y Immaculée Conception de la Vierge Marie . En 1664, ce couvent fut déclaré de fondation royale. Louis XIY fournitaux frais de la construction de léglise, qui, commencée le 13 juillet 1693, futbénite et sans doute achevée le 5 décembre 1694. Ce couvent, supprimé en1790, a été vendu à des particuliers.

religieuses du saint-sacrement, couvent situé près du Louvre. Sébastien Zamet , évêque de Langres, pensa quun couvent dont les individus seraient nuitet jour occupés à ladoration du Saint-Sacrement deviendrait une institutiondune haute importance pour le public. Une riche dévote, appelée Bardeau ,donna 30,000 francs pour commencer létablissement projeté par Sébastien Zamet . Une maison dans le quartier du Louvre fut achetée et destinée à ce cou-vent. Le parlement enregistra, le 31 mai 1633 les lettres du roi. La mère Angé­ lique Arnaud eut la première direction de cette communauté. Le fondateur avaitpour objet dattirer dans son couvent les filles des courtisans; et pour y réus-sir, il fit une règle par laquelle les religieuses devaient être vêtues de robesblanches, fines et traînantes, de beaux scapulaires décarlate et de linge très-fin.Aucune austérité ne devait en éloigner les jeunes personnes. Léglise était oudevait être magnifiquement ornée. Tout allait au gré du fondateur et de sesauxiliaires. Mais sous le règne de Louis XIY, cette maison, depuis peu de tempsétablie, fut supprimée. On ne sait pourquoi.

belle-ciiasse ou ciianoinesses du saint-sépulcre, couvent situé rue Neuve-de-Belle-Chasse, n° 4, quartier Saint-Germain. Une dame de Planci fit venir, en1632, de Charleville à Paris , cinq religieuses de cet ordre. La chapelle de cette