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HISTOIRE DE PARIS
maison fut bénite en 1G73. Ce couvent fut supprimé en 1790. On a ouvert surson emplacement plusieurs rues et une grande place.
les filles dû précieux sang, couvent situé rue de Vaugirard, n» 60. Desfdles de Tordre de Cîteaux, de la ville de Grenoble , après avoir adopté une ré-forme, firent solliciter, auprès de l’abbé de Saint-Germain-des-Prés , la permis-sion d’établir un couvent de leur ordre dans l’étendue de sa juridiction. Cettedemande fut accordée le 20 décembre 1635. Après avoir changé plusieurs fois derésidence elles achetèrent, en 1658, une maison rue de Vaugirard, qu’elles firentdisposer suivant leurs besoins. La chapelle fut bénite, sous le titre de Précieuxsang de Notre-Scigneur ; et, le 20 février 1659, elles vinrent habiter leur nou-veau monastère. Elles furent supprimées en 1790.
bénédictines de notre-dame de liesse, couvent situé rue de Sèvres. Cesreligieuses, établies à Réthel, craignant la guerre et ses dangers, vinrent, en1636, se réfugier à Paris . Leur chapelle ne fut bâtie qu’en 1663. Ce couvent, pres-que désert, fut supprimé en 1778; et madame Necker y fonda un hôpital quiporte son nom, et dont je parlerai dans la suite.
filles de saint-thomas d’aquin , de l’ordre de Saint-Dominique, couventsitué rue des Filles Saint-Thomas. Les religieuses de Sainte-Catherine de Sienne ,ayant reçu l’ordre d’aller former un établissement à Paris , obtinrent deslettres patentes du mois de décembre 1629. Après avoir habité rue Vieille-du-Temple, elles vinrent, en 1642, occuper la maison qu’elles avaient fait construiredans la rue qui porte le nom de leur couvent. Ce couvent fut supprimé en 1790.Sur son emplacement on commença, en 1808, à élever l’édifice de la Bourse .
filles de la croix, couvent de religieuses de l’ordre de Saint-Dominique,situé rue de Charonne, n° 86. Ce couvent fut institué pour recevoir le trop pleinde celui qui est mentionné dans l’article précédent. Les bâtiments furent achevésen 1639. Ce couvent, supprimé en 1790, n’a point été vendu. En 1815, on y aplacé des religieuses qui portent le titre de Dames de la Croix.
CIIERCHE-M1DI, ou Prieuré de Notre-Dame de Consolation, situé rue du Cherche-Midi, n° 25. Des religieuses augustines de la congrégation de Notre-Dame , de laville de Laon, vinrent à Paris , en 1633, pour y former un établissement, et y fi-rent construire un monastère. Ce couvent fut supprimé en 1790.
religieuses DE la ciiarité-notre-dame , couvent et hôpital, situé rue de laChaussée-des-Minimes, au coin du cul-de-sac des Hospitalières. Cette maison,destinée pour les filles et femmes malades, fut définitivement établie en 1629.Douze lits furent d’abord fondés. Bientôt les frères de la Charité, les administra-teurs de l’Hôtel-Dieu, se réunirent pour s’opposer à cet établissement utile. Leparlement, en 1628, mit fin à cette opposition scandaleuse. Françoise de La Croixet ses compagnes furent mises en possession de cet hôpital, et elles firent desvœux en 1629. Dans la suite, le nombre des lits s’accrut par les bienfaits dequelques personnes; en 1775, il s’élevait à vingt-trois. Les malades payaient 30livres par mois; et ceux qui passaient dans cette maison le reste de leur vie,400 livres par an. Cette maison a subi le sort de tous les établissements reli-gieux. Elle a été supprimée en 1792, et remplacée par une filature de coton établieen faveur des indigents.